
En 2025, les personnes nées hors de l’Union européenne représentaient environ 10 % des 450 millions d’habitants de l’UE. Mais quels sont les pays qui comptent la plus forte proportion de résidents nés à l’étranger ?
De nouvelles données d’Eurostat ont révélé qu’au 1er janvier 2025, quelque 46,7 millions de personnes vivant dans l’UE étaient nées dans des pays tiers (hors UE/Schengen), soit une augmentation de 1,9 million par rapport à l’année précédente.
En ce qui concerne la nationalité, 30,6 millions de résidents de l’UE étaient des ressortissants de pays tiers, soit 1,6 million de plus qu’en 2023, ce qui représente 6,8 % de la population totale de l’UE.
Eurostat, l’office statistique de l’UE, analyse les données relatives à la fois au pays de naissance et à la nationalité, étant donné que la nationalité d’une personne peut changer au cours de sa vie.
En 2025, quelque 18 millions de résidents étaient nés dans un autre État membre de l’UE et 14,1 millions avaient la nationalité d’un autre pays de l’UE, soit environ 100 000 de plus que l’année précédente. Les citoyens de l’UE ayant déménagé au sein de l’Union représentaient environ 4 % de la population de l’UE.
Pays comptant le plus grand nombre de résidents nés à l’étranger
En 2024, ce sont les petits pays d’Europe occidentale qui comptaient la plus forte proportion de résidents nés à l’étranger. En tête se trouvait le Luxembourg, où 51 % de la population totale était née à l’étranger, suivi de Malte, où environ 32 % des résidents étaient nés à l’étranger, et de Chypre, où ce chiffre atteignait près de 28 %. En Irlande, 23 % des résidents étaient nés à l’étranger et en Autriche, ce chiffre s’élevait à 22 %.
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Venaient ensuite deux des plus grands pays européens : la Suède et l’Allemagne, où un peu plus de 20 % des résidents de chaque pays étaient nés à l’étranger.
Les chiffres ont révélé qu’environ 19,3 % de la population espagnole était née à l’étranger, contre 14,4 % au Danemark, 14 % en France (un chiffre légèrement inférieur) et 11,8 % en Italie.
La Suisse, qui fait partie de l’espace Schengen et de l’Association européenne de libre-échange (AELE), comptait 31,7 % de sa population née à l’étranger, tandis que pour la Norvège – également membre de l’espace Schengen et de l’AELE – ce chiffre s’élevait à 18,7 %.
En revanche, la proportion de résidents nés à l’étranger était inférieure à 5 % en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et en Slovaquie. Des tendances similaires ont été observées en ce qui concerne la nationalité.
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Graphique Eurostat
En chiffres absolus, l’Allemagne (17,2 millions), la France (9,6 millions), l’Espagne (9,5 millions) et l’Italie (6,9 millions) comptaient le plus grand nombre de résidents nés à l’étranger. À eux quatre, ces pays représentaient près de 67 % du total des résidents nés à l’étranger dans l’UE.
La Suède comptait 2,2 millions de résidents nés à l’étranger, le Danemark 862 000, l’Autriche 2,1 millions, tandis que la Suisse accueillait 2,8 millions de résidents nés à l’étranger et la Norvège environ 1 million.
Eurostat a noté qu’au cours des dix dernières années – entre le 1er janvier 2015 et le 1er janvier 2025 – la proportion de résidents nés à l’étranger a augmenté dans la plupart des pays de l’UE. Elle n’a diminué qu’en Lettonie et en Grèce.
« Les migrations sont influencées par une combinaison de facteurs économiques, environnementaux, politiques et sociaux : soit dans le pays d’origine du migrant (facteurs d’incitation à partir), soit dans le pays de destination (facteurs d’attraction) », indique le rapport d’Eurostat.
« Historiquement, on estime que la relative prospérité économique et la stabilité politique de l’UE ont exercé un effet d’attraction considérable sur les immigrants », ajoute le document.
Les groupes les plus importants de ressortissants de pays tiers vivant dans les pays de l’UE provenaient d’Ukraine, de Turquie et du Maroc, tandis que les citoyens roumains, italiens et polonais constituaient les trois groupes les plus importants vivant dans d’autres États membres de l’UE.
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Migration internationale
Selon Eurostat, les données sur les migrations internationales concernent les personnes qui ont émigré vers un pays de l’UE pour diverses raisons pendant un an ou plus. En 2024, 4,2 millions de personnes ont émigré vers l’UE en provenance de pays tiers, contre 4,4 millions en 2023.
La même année, 1,5 million de personnes ont déménagé d’un État membre de l’UE vers un autre, et 1,6 million ont quitté l’UE pour un pays hors de l’Union.
Tous les pays de l’UE pour lesquels des données sont disponibles, à l’exception de la Lettonie, ont enregistré un solde migratoire positif (plus d’arrivées que de départs).
De nombreuses personnes déménagent également pour retourner dans leur pays d’origine. Par exemple, en 2024, les personnes nées dans le pays représentaient plus de la moitié du nombre d’immigrants en Roumanie et en Lettonie.
Avec près de 1 288 600 arrivées, l’Espagne a enregistré le plus grand nombre total d’immigrants en 2024, suivie de l’Allemagne (1 078 500), de l’Italie (451 600) et de la France (438 600).
L’Espagne, l’Allemagne et la France ont également enregistré le plus grand nombre d’émigrants en 2024, avec respectivement 662 300, 584 200 et 263 200, selon Eurostat.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
