Le système de sauvetage de sous-marins de la Royal Navy validé lors d’un exercice multinational en Norvège - 3

James Fisher Defence a mené à bien RESCUEX East 2026, un exercice multinational de grande envergure visant à valider l’ensemble du cycle opérationnel du système de sauvetage de sous-marins de l’OTAN. Mené en collaboration avec des personnels français, norvégiens et de la Royal Navy, cet exercice a permis de tester toutes les phases d’une opération de sauvetage de sous-marin, depuis l’alerte initiale jusqu’à la démobilisation et au retour en toute sécurité.

Réalisé dans le cadre du troisième contrat de soutien en service de JFD pour le compte du Submarine Delivery Group (SDG), qui fait partie de la Defence Nuclear Enterprise, RESCUEX East marque le cinquième exercice opérationnel mené à bien cette année par l’entreprise dans le cadre de ses contrats mondiaux de sauvetage de sous-marins. L’exercice est conçu pour valider l’état de préparation et la réactivité du système en cas d’incident réel impliquant un sous-marin en panne.

L’exercice a consisté en l’embarquement chronométré de l’équipement et du personnel à bord du navire de la garde côtière norvégienne, le KV Bergen, à Rosyth, avant le transit vers la Norvège pour un entraînement de plongée et de sauvetage en conditions réelles. Les activités comprenaient une plongée de certification en profondeur à plus de 600 mètres et de multiples opérations réussies d’amarrage et d’ouverture de trappe sur des cibles au fond de la mer simulant un sous-marin en panne (DISSUB). L’ensemble de la séquence de sauvetage a été mis en pratique, avec l’embarquement des sous-mariniers dans le véhicule de sauvetage, leur remontée vers le navire de surface et leur transfert via le système TUP (Transfer Under Pressure), validant ainsi l’ensemble du processus dans des conditions réalistes.

Le KV Bergen revient à Rosyth à l’issue de l’exercice, le 2 mai (Photo : Brian Donovan).

L’exercice a également permis de tester le système de communication vidéo et vocale par fibre optique récemment modernisé, installé sur le système de sauvetage sous-marin de l’OTAN (NSRS), améliorant ainsi la sécurité des opérateurs et la connaissance de la situation en profondeur. Toutes les phases ont été menées à bien dans les délais impartis.

JFD, qui gère des contrats de sauvetage sous-marin pour plusieurs marines internationales, a déclaré que des exercices tels que RESCUEX East sont essentiels pour maintenir les compétences des opérateurs et tester les performances des équipements dans des conditions environnementales et opérationnelles réelles. La société a souligné que les connaissances opérationnelles acquises lors de déploiements intensifs en conditions réelles ne peuvent être reproduites par la seule simulation.

L’exercice RESCUEX East fait suite à un essai de quatre jours organisé à Fort William fin mars, au cours duquel du personnel militaire et civil de la Royal Navy, de la Submarine Delivery Agency et de JFD a mené à bien la validation du NSRS. Cet exercice a suivi une période de maintenance mineure du véhicule de sauvetage submersible (SRV), connu sous le nom de Nemo. Nemo a été déployé depuis le quai dans le cadre d’une série d’opérations visant à garantir que tous les participants restent qualifiés et que le système soit prêt à intervenir. Le groupe opérationnel élargi du NSRS s’appuie sur plus de 150 personnes formées, dont des plongeurs et des médecins de la Royal Navy, de la Marine nationale française et de la Marine norvégienne, ainsi que des infirmières en médecine hyperbare de QinetiQ. Le SRV pèse 35 tonnes et est plus large qu’un camion standard, ce qui nécessite un camion surbaissé spécialisé pour le transport routier vers les lieux d’exercice.

NSRS-Rescue-System-2

Le NSRS est un programme tripartite commun au Royaume-Uni, à la France et à la Norvège, qui fournit un véhicule de sauvetage à déploiement rapide capable de récupérer des survivants d’un sous-marin en détresse à une profondeur importante. La SDA, qui supervise la contribution du Royaume-Uni au contrat, fait partie de la Defence Nuclear Enterprise, chargée de tous les aspects des programmes sous-marins britanniques.