Solberg a critiqué la Slovaquie pour son manque d'implication dans l'acceptation des demandeurs d'asile - 3

La Slovaquie refuse d’accepter le nouveau système de quotas de l’UE pour les demandeurs d’asile. La Première ministre Erna Solberg estime que chacun doit assumer sa part de responsabilité.

En été, la Slovaquie a pris la présidence de l’UE. Cela coïncide avec le rôle du pays demandeur de l’UE pour éviter le quota d’asile accordé à la Slovaquie.

Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a clairement indiqué qu’il ne laisserait pas l’UE forcer la Slovaquie à accepter des demandeurs d’asile, et certainement pas des musulmans. Fico a déclaré que si la Slovaquie devait recevoir des demandeurs d’asile, ils devaient être chrétiens.

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Lorsque le Premier ministre Erna Solberg a rencontré Fico pour des entretiens politiques à Bratislava mardi, la migration était l’un des problèmes majeurs.

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Solberg ne nie pas qu’elle n’est pas d’accord avec Fico.
– (EN) Nous pensons qu’il doit y avoir un partage des responsabilités en Europe dans ces domaines. Ici, la Slovaquie n’a pas forcément pris sa part de responsabilité, explique Solberg à l’agence de presse NTB.

Accueil des demandeurs d’asile

Lorsque l’UE a mis en place son nouveau système l’année dernière, il a été décidé que la Slovaquie devait accepter un total de 802 demandeurs d’asile en provenance de Grèce et d’Italie. L’objectif global de l’UE est de relocaliser 160 000 demandeurs d’asile pour aider les deux pays.

La Slovaquie, la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie ont voté contre tous les systèmes de quotas, mais ont été dépassés par les autres pays de l’UE.

La Norvège, pour sa part, a décidé de participer volontairement au système. Au total, 1 500 demandeurs d’asile seront déplacés de Grèce et d’Italie vers la Norvège.

– (EN) Si nous voulons avoir une solidarité européenne, nous devons résoudre ensemble les problèmes européens et le défi migratoire est un problème européen commun. Ce n’est peut-être pas tel que l’on ne puisse participer qu’aux aspects positifs de la coopération européenne, mais qu’on doive aussi participer à la prise de responsabilités, dit Solberg.

Après s’être entretenu avec Solberg mardi après-midi, Fico a assuré que la Slovaquie soutenait le principe de solidarité.

– Mais nous avons également exprimé le souhait que l’UE accorde une plus grande flexibilité aux États membres, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe.

Source : NTB scanpix / Norway.mw