100 millions de NOK, c'est une petite monnaie - 3

Les municipalités et comtés du nord de la Norvège sont unis contre la modification des quotas par le ministre de la Pêche.

Le gouvernement propose d’abolir l’obligation pour les chalutiers d’offrir le poisson qu’ils capturent aux installations industrielles locales le long de la côte. Les municipalités touchées recevront 100 millions de NOK d’indemnisation. Dans le même temps, 20 pour cent des quotas de cabillaud sont redistribués aux navires de la flotte côtière.

Les compagnies maritimes applaudissent la proposition, alors que les habitants de la côte nord de la Norvège sont consternés. Maintenant, les politiciens du nord font tout leur possible pour arrêter la proposition.
Une protestation unie du nord de la Norvège

– La question sera examinée par le Parlement en mai. Nous sommes pressés par le temps, déclare la conseillère du comté de Troms Cecilie Myrseth.

– Les municipalités et les comtés ont remis des soumissions identiques. Le gouvernement n’en a pas tenu compte. Maintenant, une Norvège du Nord unie se mobilise pour changer la proposition que Sandberg a promue, dit Myrseth.
100 millions de NOK c’est de la petite caisse-

Kari-Anne Opsal, qui dirige le comité de la politique de la pêche au sein du Parti travailliste d’Oslo, est très critique à l’égard du contenu du Livre blanc présenté par le ministre de la Pêche.

100 millions d’indemnités sont de la petite caisse (fjottpenger). C’est à peine suffisant pour construire un kilomètre de route, dit Opsal.

Elle pense qu’il existe plusieurs alternatives à la solution de Sandberg aux problèmes liés à l’obligation d’offre locale.

– On pourrait augmenter considérablement la compensation financière. On peut améliorer et combler les lacunes du système actuel. Il existe également une possibilité que les armateurs qui ne souhaitent pas être liés par une offre laissent des quotas sur le quai des communautés qui les ont initialement attribués. Cela permet les quotas de pêche alloués à la flotte côtière. Cela garantirait que les ressources créent de l’activité et des revenus pour les communautés locales sur la côte.
Le poisson appartient au nord

– Il est clairement indiqué dans le message que plusieurs des industries locales seront fermées, et que la centralisation en sera une conséquence. Cela, nous ne pouvons pas accepter. Nous pensons que le poisson des eaux au large du nord de la Norvège devrait créer une activité dans le nord, pas à Sogn og Fjordane ou en Chine, dit Opsal.

– Il ne faut pas oublier l’origine de ces quotas. Ils ont été attribués aux navires qui devaient approvisionner les usines de transformation de la côte. Révoquer cette obligation, afin que les armateurs puissent choisir d’envoyer le poisson congelé en Chine à la place, est une erreur. Si nous devons liquider des arrangements, cela doit être fait de manière à préserver l’esprit de la loi sur les ressources océaniques (havresursloven) : ce poisson profitera à la population côtière, dit Opsal.

Source : nordlys.no / Norway.mw