Un tribunal malaisien reporte l'audience contre les suspects de meurtre empoisonné - 3
La suspecte vietnamienne Doan Thi Huong, au centre, arrêtée dans la mort de Kim Jong Nam, est escortée par des policiers alors qu’elle quitte un palais de justice à Sepang, en Malaisie, le jeudi 13 avril 2017. Les autorités malaisiennes ont déclaré que deux femmes avaient essuyé le visage de Kim avec du VX neurotoxique alors qu’il attendait à l’aéroport de Kuala Lumpur un vol de retour vers Macao en février. (Photo AP/Vincent Thian)

Un tribunal malaisien a reporté l’audience de deux femmes accusées d’avoir été à l’origine du meurtre du demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-un.

Les deux femmes sont arrivées jeudi devant un tribunal bien gardé de Kuala Lumpur portant des gilets pare-balles pour une audience. Peu de temps après, la Cour a décidé de reporter les audiences au 30 mai.

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La justification est que l’accusation a demandé plus de temps pour préparer le dossier contre les femmes et que les défenseurs ont protesté contre le manque d’accès aux preuves de la police, y compris le matériel de surveillance et les téléphones portables des suspects.

L’Indonésien Siti Aisyah (25 ans) et le Vietnamien Doan Thi Huong (28 ans) sont soupçonnés d’avoir appliqué le poison neurotoxique VX sur le visage de Kim Jong-nam à l’aéroport international de Kuala Lumpur (KLIA).

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La toxine est classée comme arme de destruction massive par l’ONU. Les femmes risquent d’être condamnées à mort par pendaison.

Le défenseur de Doan Thi Huong a demandé au tribunal de modifier l’acte d’accusation de meurtre, car les procureurs n’ont pas identifié quatre personnes répertoriées comme complices dans leurs documents, mais le juge n’a pas accepté la demande du défenseur.

Le défenseur de Siti Aisyah, Gooi Soon Seng, a déclaré à l’extérieur de la salle d’audience que l’affaire était compromise alors que la Malaisie avait laissé plusieurs Nord-Coréens quitter le pays.

La Corée du Sud accuse la Corée du Nord d’être responsable du meurtre, mais Pyongyang nie cette allégation.

Les relations entre les deux Corées étaient très tendues après le meurtre, mais le ton s’est quelque peu adouci après le retour du corps en Corée du Nord fin mars, après quoi neuf Malaisiens arrêtés ont été renvoyés chez eux.

Source : NTB scanpix / Norway.mw