
Après 15 ans dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, 70 ans, Almetu Etana Gudissa d’Éthiopie a obtenu un permis de séjour en Norvège.
Gudissa est arrivée en Norvège avec un faux passeport et a demandé l’asile en 2003 après que son mari a été condamné à mort et que son fils a été emprisonné dans son pays natal, selon le journal Nationen.
Elle et sa famille appartenaient au groupe persécuté des « Oromo ».
La Direction de l’immigration (UDI) a refusé la demande d’asile parce qu’elle pensait qu’elle n’avait pas besoin de protection en Norvège. Dans les années qui ont suivi, le Service de l’immigration (UNE) a traité six demandes de conversion, mais elle a tout le temps reçu une décision « non ».
Gudissa fait partie des 60 femmes âgées qui sont restées dans l’accueil d’asile norvégien parce qu’elles sont dites « irrécupérables ». Leurs pays d’origine leur refusent le retour, ou ils n’ont pas de papiers d’identité.
En 2016, le chef de groupe de Kristelig Folkeparti (KRF) Per Pedersen a rencontré Gudissa dans la municipalité de Harstad.
Il a suivi son cas ces dernières années. En février de cette année, Pedersen a abordé le sujet à la présidence de la municipalité. Peu de temps après, elle a obtenu un permis de séjour.
Au journal Harstad Tidende, Gudissa a déclaré qu’elle se sentait enfin en sécurité.
« Je n’ai pas à dormir en service de peur que la police frappe à la porte et me jette hors du pays.
J’ai l’impression d’avoir une nouvelle vie.
La décision a une condition qui stipule que Gudissa doit demander le renouvellement du permis de séjour chaque année.
Cependant, elle peut rester en permanence si elle obtient un passeport.
© NTB Norway.mw / #La Norvège aujourd’hui
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
