SVT : Poutine est indirectement responsable d'une tentative d'assassinat en Suède - 3

Le président russe Vladimir Poutine était indirectement responsable de la tentative d’assassinat d’un critique du régime tchétchène en Suède, conclut un rapport des services de renseignement.

Deux Russes, un homme et une femme, ont été condamnés en janvier respectivement à dix et huit ans de prison pour la tentative d’assassinat du blogueur vidéo tchétchène Tumso Abdurakhmanov à Gävle.

Tumso Abdurakhmanov a été agressé fin février de l’année dernière, mais a réussi à maîtriser l’homme qui l’a attaqué. Le vlogger a ensuite posté une vidéo de l’homme et a montré un marteau qui a été utilisé comme arme lors de l’attaque.

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Abdurakhmanov est un critique bien connu du régime tchétchène. Le blog vidéo de 34 ans sur YouTube compte plus de 250 000 abonnés.

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Vengeance de sang

Le procureur a lié le mobile à une menace de « vengeance de sang » que Magomed Daudov, le président de l’assemblée élue tchétchène, a proférée en mars 2019. Le fond de la vengeance était la critique d’Abdurakhmanov à l’encontre de l’ancien président tchétchène Akhmad Kadyrov.

La police suédoise de sécurité (Säpo) recherche un troisième homme, le Tchétchène Imran Chashanov, soupçonné d’être le cerveau de l’attaque.

Rapport secret

Un rapport secret des services secrets européens que SVT a eu accès pour discuter à la fois de l’attaque contre Abdurakhmanov et d’attaques similaires contre d’autres critiques du régime tchétchène en Europe.

Selon SVT, le rapport décrit comment la Tchétchénie et la Russie coopèrent et conclut qu’il existe un département spécial au sein de la Garde nationale russe, le SOBR Terek, qui a la capacité d’organiser et de mener de telles attaques et éliminations.

Le rapport accuse le président russe Vladimir Poutine d’être indirectement responsable de telles attaques en Europe, y compris l’attaque de Gävle.

Tant que le président tchétchène Ramzan Kadyrov n’ira pas trop loin, Poutine le laissera tenir, conclut le rapport.

Responsabilité indirecte

L’Agence suédoise de recherche sur la défense (FOI) en Suède partage ce point de vue.

«En tant que leader de la Russie, on peut considérer que l’on a la responsabilité. Surtout si rien de concret n’est fait pour arrêter ce type de violation des droits de l’homme et de la souveraineté d’autres États en envoyant des patrouilles pour homicides en Europe », a déclaré l’expert en politique de sécurité Fredrik Westerlund de la FOI.

Le Kremlin nie complètement les allégations à SVT.

« Nous n’avons vraiment rien à voir avec ces meurtres de personnes dans les pays européens », lit-on dans un e-mail signé par le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, rédigé par son porte-parole.

Source : © NTB Norway.mw / #Norway.mw / #NorwayTodayNews

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