
L’achat d’une maison en Norvège est une étape importante pour toute personne qui s’est installée dans le pays, mais c’est aussi un processus qui comporte de nombreux pièges potentiels.
Pour de nombreux citoyens internationaux, la Norvège exerce un attrait unique – non seulement pour sa qualité de vie élevée et ses paysages à couper le souffle, mais aussi pour quelque chose de plus pratique : le rêve d’accéder à la propriété.
Contrairement à de nombreux autres pays occidentaux où les marchés immobiliers sont devenus inabordables, la Norvège offre toujours la possibilité de devenir propriétaire d’un logement qui semble accessible, surtout si on la compare aux grandes villes du Royaume-Uni, des États-Unis ou de certaines parties de l’Europe continentale.
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En Norvège, l’équilibre entre les niveaux de revenus et les prix de l’immobilier est souvent plus sain, ce qui donne aux habitants et aux nouveaux arrivants une véritable chance de s’enraciner.
Toutefois, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver sur le marché immobilier norvégien. Même si le processus peut sembler insurmontable, prendre le temps d’éviter ces erreurs courantes vous aidera à faire un achat plus intelligent et plus sûr.
Ne pas vendre votre logement actuel à temps
Si vous n’êtes pas propriétaire pour la première fois, l’une des erreurs les plus négligées (et pourtant financièrement pénalisantes) consiste à ne pas vendre votre logement actuel avant d’en acheter un nouveau.
De nombreux acheteurs pensent qu’ils pourront vendre rapidement (le délai moyen de vente d’une maison en Norvège est généralement compris entre 20 et 40 jours) ou ne tiennent pas pleinement compte du temps et des efforts nécessaires pour conclure une vente.
En conséquence, ils se retrouvent propriétaires de deux logements à la fois – payant deux hypothèques et deux factures de services publics. C’est un comble.
Ce double fardeau financier peut rapidement gruger vos économies ou limiter votre capacité à investir dans les améliorations ou l’ameublement nécessaires à votre nouvelle maison.
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Rester fidèle à votre banque sans explorer les options hypothécaires
Il est pratique de s’adresser à sa banque actuelle pour obtenir un prêt hypothécaire, surtout si l’on entretient déjà de bonnes relations avec elle.
Cependant, c’est l’une des erreurs financières les plus courantes que commettent les acheteurs. Les banques peuvent ne pas vous proposer la meilleure offre simplement parce que vous êtes déjà client.
En fait, de nombreuses banques réservent leurs meilleurs taux et conditions hypothécaires aux nouveaux clients, dans le but de gagner de nouveaux clients.
C’est pourquoi prendre le temps de comparer les offres peut vous permettre d’obtenir de meilleurs taux d’intérêt et des conditions plus favorables.
Les outils de comparaison d’hypothèques en ligne, comme celui proposé par Finansportalen (géré par le Conseil norvégien de la consommation), peuvent vous aider à examiner les offres de différents prêteurs.
Même une petite différence de taux d’intérêt – par exemple 0,25 % – peut vous faire économiser des centaines de milliers de couronnes sur la durée de votre prêt.
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Ne pas comparer les prix locaux du logement
Un piège commun à de nombreux acheteurs est de supposer que le prix demandé reflète la valeur réelle d’un logement.
Si le prix de certaines annonces est juste, d’autres peuvent être gonflés en raison de la demande, de l’emplacement ou de rénovations qui n’augmentent pas nécessairement la valeur du bien.
Sans une étude de marché appropriée, vous risquez de surpayer une propriété qui n’en vaut pas la peine.
Pour éviter cela, il est essentiel de comparer des maisons similaires dans le même quartier. Vous pouvez trouver l’historique des prix des maisons vendues dans le quartier sur Finn.no, ou utiliser des sites comme Solgt.no pour vérifier les prix de vente réels de propriétés comparables.
Faites attention à des facteurs tels que le prix au mètre carré, l’état de la propriété et la proximité des commodités ou des transports publics.
Négliger les aspects essentiels du logement
De nombreux acheteurs se concentrent trop sur l’attrait superficiel – cuisines élégantes, peintures fraîches ou intérieurs à la mode – tout en négligeant les problèmes structurels et mécaniques plus profonds qui pourraient entraîner des problèmes coûteux.
L’efficacité énergétique est l’un des premiers aspects à évaluer. Une mauvaise isolation, des fenêtres vétustes et des systèmes de chauffage inefficaces peuvent augmenter considérablement les factures d’électricité et réduire le confort. Un bien immobilier dont l’efficacité énergétique est faible peut nécessiter des milliers de couronnes d’améliorations pour être mis aux normes.
L’état des installations électriques et de la plomberie est tout aussi important. Un câblage défectueux peut présenter de graves risques pour la sécurité et ne pas être conforme aux réglementations modernes. Les problèmes de plomberie, tels que des tuyaux vieillissants ou un réservoir d’eau chaude défectueux, peuvent entraîner des dégâts des eaux coûteux ou nécessiter des remplacements immédiats.
Les salles de bains, même celles qui ont été récemment rénovées, peuvent également poser des problèmes. L’humidité cachée, une mauvaise ventilation et une étanchéité défectueuse peuvent entraîner des moisissures et de la pourriture.
N’hésitez pas à demander des documents confirmant que ces systèmes ont été inspectés ou améliorés.
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Ne pas lire les petits caractères
Les photos et les titres des annonces immobilières sur Finn.no peuvent attirer votre attention, mais les informations les plus importantes d’une annonce immobilière se trouvent souvent dans la documentation.
Les acheteurs ignorent souvent le rapport écrit sur l’état du bien (tilstandsrapport), le formulaire d’auto-déclaration du vendeur (egenerklæring), ainsi que la description détaillée du bien par l’agent.
Malheureusement, c’est là que l’on trouve généralement des informations cruciales, comme des notes sur les fenêtres qui laissent passer les courants d’air, les problèmes d’humidité ou les systèmes obsolètes.
Le rapport d’état est établi par un professionnel et présente les principales conclusions d’une inspection technique de la maison.
Ce document est votre meilleur outil pour comprendre quelles réparations ou améliorations peuvent être nécessaires – et si vous êtes face à un gouffre financier caché.
The Local propose un document d’explication détaillé sur les rapports d’état. Vous pouvez le trouver ici.
Si vous ne remarquez pas un signal d’alarme et que vous signez quand même le contrat de vente, il est peu probable que vous ayez des raisons juridiques de vous plaindre par la suite.
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Ne pas poser assez de questions
L’une des erreurs les plus simples et les plus négligées que commettent les acheteurs est sans doute de ne pas poser suffisamment de questions.
Que ce soit par politesse, par manque de connaissances ou en raison de la rapidité du marché immobilier, de nombreux acheteurs passent par les visites et les négociations contractuelles sans approfondir leur questionnement.
Cela peut leur donner des regrets lorsqu’ils emménagent et découvrent des problèmes qui auraient pu être réglés plus tôt.
Les agents immobiliers norvégiens sont légalement tenus de fournir des informations détaillées sur la propriété, et ils répondent généralement bien aux acheteurs informés et curieux.
Renseignez-vous donc sur l’âge des installations, sur l’historique des rénovations, sur la qualité des matériaux utilisés et sur l’existence éventuelle de problèmes d’humidité ou de plaintes.
Si vous remarquez quelque chose d’anormal lors d’une visite (visionnage), posez des questions à ce sujet. Vous réduirez ainsi le risque de mauvaises surprises.
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Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
