Le Premier ministre Jonas Gahr Støre a reconnu que la Norvège pourrait être confrontée à des droits de douane élevés sur ses exportations vers les États-Unis, malgré les négociations en cours.
« Nous avons des discussions constructives avec les États-Unis et j’en suis heureux », a déclaré M. Støre au bureau de presse norvégien NTB mercredi.
« Mais compte tenu de la manière dont les Américains ont organisé les choses, nous devons nous préparer à un taux de droits de douane qui pourrait être élevé.
Selon la proposition actuelle de l’administration du président Donald Trump, les marchandises norvégiennes sont frappées d’un droit de douane de 15 %.
La Norvège fait pression pour réduire ce taux à 10 %.
À partir du 1er août, une série de nouveaux droits de douane sera imposée à la plupart des partenaires commerciaux de Washington – certains d’entre eux étant lourds et d’autres spécifiques à un secteur, comme un droit de douane de 50 pour cent sur les produits fabriqués à partir de cuivre.
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Les exportations de l’UE sont désormais soumises à des droits de douane de 15 % sur la plupart des produits, ce qui est plus élevé que les droits de douane appliqués avant le retour de M. Trump à la Maison-Blanche, mais beaucoup moins élevé que les 30 % qu’il menaçait d’imposer.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que certains produits agricoles seraient exemptés en vertu de l’accord conclu dimanche, sans toutefois préciser lesquels.
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Le président français Emmanuel Macron a déclaré cette semaine que l’Union européenne n’avait pas été assez « crainte » dans les négociations avec les États-Unis en vue d’un accord commercial, s’engageant à être « ferme » dans les discussions ultérieures.
« Ce n’est pas fini », a déclaré M. Macron lors d’un conseil des ministres.
« L’Europe ne se considère pas encore suffisamment comme une puissance. Pour être libre, il faut être craint. Nous n’avons pas été assez craints.
Avec l’aide de l’AFP