
En Norvège, les locataires bénéficient de solides protections juridiques. Toutefois, dans certaines circonstances, les propriétaires peuvent demander l’expulsion.
La Norvège est réputée pour son solide système de protection des locataires, qui garantit que les propriétaires ne peuvent pas vous expulser sans respecter des procédures légales spécifiques, à condition qu’ils remplissent les conditions légales pour le faire.
Si vous voulez vous assurer que vous ne risquez pas d’être expulsé, voici ce que vous devez savoir sur les lois relatives à la location et sur la manière de protéger vos droits.
LIRE LA SUITE : Ce que les propriétaires norvégiens peuvent et ne peuvent pas demander aux locataires
Motifs courants d’expulsion
Le non-paiement du loyer est l’un des motifs d’expulsion les plus courants.
Si le contrat de location comprend une clause autorisant l’expulsion pour loyer impayé, le propriétaire peut prendre des mesures si le loyer n’est pas payé à temps, selon Norges Domstoler (les tribunaux de Norvège), l’autorité judiciaire qui supervise le système judiciaire du pays.
Toutefois, cette clause doit être explicitement incluse dans le contrat au moment de sa signature.
Avant de procéder à l’expulsion, le propriétaire doit envoyer au locataire une notification écrite lui donnant deux semaines pour payer le loyer en retard.
Si le locataire paie le montant dû et tous les frais associés dans ce délai, l’expulsion n’aura pas lieu.
Un autre motif d’expulsion est la fin d’un bail à durée déterminée.
Si le contrat de location est conclu pour une durée déterminée, le propriétaire peut inclure une clause qui lui permet de demander l’expulsion du locataire à l’expiration du bail.
LIRE LA SUITE : Comment se dégager d’un contrat de location en Norvège ?
Dans ce cas, le propriétaire doit à nouveau envoyer une demande écrite au locataire pour qu’il quitte le logement. Le locataire dispose alors de deux semaines pour déménager volontairement.
Si le propriétaire n’agit pas dans les trois mois suivant la fin du bail et que le locataire continue à vivre dans le logement, le bail devient automatiquement à durée indéterminée.
Cette situation offre au locataire des protections juridiques supplémentaires, obligeant le propriétaire à résilier officiellement le contrat pour demander l’expulsion.
L’occupation non autorisée d’un bien immobilier peut également constituer un motif d’expulsion.
Lorsqu’un propriétaire estime que le locataire occupe le logement sans autorisation valable, par exemple après l’expiration d’un bail, il peut demander l’expulsion.
Dans ce cas, le locataire doit prouver l’existence d’un bail valide pour contester l’expulsion.
Publicité
Résiliation du bail
La résiliation légale du bail sans objection de la part du locataire peut également conduire à l’expulsion.
Si le propriétaire résilie légalement le bail et que le locataire ne s’y oppose pas par écrit dans un délai d’un mois, le propriétaire peut procéder à l’expulsion.
Dans ce cas, le propriétaire doit envoyer un avis informant le locataire qu’il a (vous l’avez deviné) deux semaines pour déménager volontairement.
Le propriétaire peut prendre d’autres mesures juridiques si le locataire ne s’exécute pas.
LIRE LA SUITE : Mon propriétaire norvégien peut-il décider de la fréquence à laquelle je reçois des invités et des visiteurs ?
Violations du contrat de location
Les violations importantes du contrat de location peuvent entraîner la résiliation du bail et l’expulsion.
Ces violations peuvent inclure le non-paiement répété du loyer, la sous-location non autorisée ou un comportement qui cause des dommages importants au bien ou des nuisances constantes aux voisins.
Dans ce cas, le propriétaire doit fournir un avis écrit expliquant la violation et donner au locataire deux semaines pour quitter le logement.
Le propriétaire peut demander l’expulsion si le locataire ne s’exécute pas.
Publicité
La procédure d’expulsion
Lorsqu’un propriétaire souhaite procéder à une expulsion, il doit d’abord déposer une requête.
Pour des questions telles que le non-paiement ou les baux expirés, la requête est envoyée à l’huissier de justice.
Le tribunal de district s’occupe des cas de résiliation contestée ou d’occupation non autorisée, comme l’indique Norges Domstoler sur son site web.
Une fois la requête déposée, le locataire reçoit un préavis de deux semaines pour répondre.
La procédure d’expulsion se poursuit si le locataire ne répond pas ou si le tribunal se prononce en faveur du propriétaire.
Qui est habilité à expulser un locataire ?
Il est important de noter que seuls l’huissier ou la police sont habilités à procéder à une expulsion.
Les propriétaires n’ont pas le droit de changer les serrures, d’enlever les biens ou de forcer les locataires à quitter le logement de leur propre chef.
De telles actions sont considérées comme illégales et sont punies par la loi norvégienne.
Publicité
Comment éviter l’expulsion
Pour éviter l’expulsion, vous devez donc vous assurer que vous payez votre loyer à temps, que vous étudiez et comprenez les termes de votre bail et que vous communiquez ouvertement avec votre propriétaire en cas de problème.
Familiarisez-vous avec les lois norvégiennes sur la location (telles que la Lov om husleieavtaler) peut également aider les locataires à protéger leurs droits et à résoudre les éventuels litiges.
Le Conseil norvégien de la consommation donne d’excellents conseils sur les mesures concrètes à prendre si vous pensez être menacé d’expulsion.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
