À un peu moins de deux semaines des élections législatives norvégiennes, un nouveau sondage montre que la course est incroyablement serrée.
Un nouveau « super sondage » rapporté par le radiodiffuseur NRK suggère que des marges infimes pourraient décider de l’élection du 8 septembre.
Réalisé par Norstat pour le compte de NRK entre la mi-août et la fin août, le sondage a demandé à 15 200 électeurs de toutes les circonscriptions électorales de Norvège comment ils voteraient si les élections avaient lieu aujourd’hui.
Les résultats indiquent une faible majorité de 88 à 81 sièges pour le « bloc rouge-vert », ce qui signifie que si tous les partis de la gauche du centre acceptaient de soutenir Jonas Gahr Støre et le parti travailliste pour qu’ils restent au pouvoir, ce groupe obtiendrait une courte victoire.
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Toutefois, ce résultat est loin d’être certain, une victoire du groupe des partis conservateurs étant également tout à fait envisageable.
Le sondage prévoit que Støre restera au pouvoir, mais seulement si le Parti rouge et le Parti vert (MDG) sont représentés.
La nécessité d’un accord de confiance avec ces partis, dont les politiques diffèrent sensiblement de celles des travaillistes dans un certain nombre de domaines, pourrait compliquer les négociations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement après les élections.
Un autre élément crucial est le fait que le parti écologiste se situe autour du seuil parlementaire – la part de 4 % du total des voix requise par tous les partis pour obtenir des sièges au parlement.
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Le résultat pourrait dépendre de la capacité des Verts à atteindre ce seuil et à s’assurer une représentation au parlement Storting.
Norstat note également que l’avance des rouges et des verts représente moins de 100 000 voix, soit environ 3 % de l’électorat.
Les différences régionales sont également frappantes, le sud et l’ouest de la Norvège penchant pour un changement de gouvernement et les districts de l’est montrant un plus grand soutien à la coalition actuelle, selon le sondage.
Le Parti du progrès, d’extrême droite, obtient une part de voix plus élevée que le Parti conservateur (Høyre), le parti traditionnel des premiers ministres de droite, dans toutes les circonscriptions sauf une. L’exception est la capitale Oslo.
Cette situation alimente le débat sur la question de savoir si la dirigeante conservatrice Erna Solberg, qui a été première ministre de 2013 à 2021, devrait être la principale candidate conservatrice au poste de première ministre, devant Sylvi Listhaug, du Parti du progrès.
De petits changements pourraient déterminer qui gouvernera la Norvège au cours des quatre prochaines années dans ce qui s’annonce comme une élection à suspense.