
Alors que des pionnières comme Jane Couch, première boxeuse licenciée au Royaume-Uni, se sont battues pour rendre la boxe féminine visible, Cecilia Braekhus a emprunté une voie différente : elle a rendu ce sport à une nation entière.
Aujourd’hui, elle sait qu’il est temps de se retirer. Elle n’a aucun regret et se réjouit de voir la boxe féminine se développer, alors que des homologues comme Amanda Serrano et Katie Taylor gagnent des salaires à six chiffres.
« Je suis très fière de mon histoire et je ne voudrais pas qu’il en soit autrement », déclare Braekhus.
« Nous n’avons rien reçu en retour (quand j’ai commencé), c’était juste l’amour de la boxe.
« Le niveau était si élevé et je suis si fier quand je regarde en arrière. C’était incroyable. Tout le monde avait un emploi, personne ne s’enrichissait. »
« J’ai été dans les deux camps », ajoute-t-elle.
« J’étais là quand la route était pavée et je suis là aujourd’hui alors qu’elle est pratiquement pavée pour la prochaine génération.
Déjà en route pour le Hall of Fame, Braekhus veut faire une dernière déclaration samedi : se retirer en tant que champion du monde des deux poids.
« Il y a deux ceintures en jeu. Ema Kozin va se battre jusqu’au bout. Cela doit être la référence pour tout ce que j’ai vécu », dit-elle.
Et après cela ? « Je suis un peu finie », admet-elle. « Je veux voir le monde en dehors du ring de boxe pendant que je suis encore jeune et en bonne santé.
Mais la transition ne sera pas simple.
« Je vais d’abord prendre un peu de recul », ajoute M. Braekhus. « C’est comme une rupture, il faut prendre de la distance. Ensuite, nous pourrons être amis.
« Il sera très difficile de dire au revoir ».
Pour quelqu’un qui a passé sa vie à défier les probabilités, le combat le plus difficile sera peut-être d’apprendre à vivre sans être un boxeur.
Après tout, certaines ruptures sont plus difficiles à surmonter que d’autres.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
