
Cependant, de telles mesures affecteraient de manière disproportionnée les ménages à revenus moyens, ce qui risquerait d’éroder la confiance du public qui sous-tend le modèle de protection sociale norvégien.
La question n’est pas purement fiscale, elle est politique.
Comment une société fondée sur le consensus social réagira-t-elle lorsque l’État commencera à investir davantage dans les chars d’assaut que dans les enseignants ?
Le gouvernement Støre affirme que la sécurité nationale est le fondement de la stabilité sociale et, dans une Europe instable, cet argument a du poids.
Cependant, à mesure que l’Europe se réarme et que l’espace fiscal se rétrécit, le maintien de la sécurité et de la cohésion sociale deviendra le principal défi de la Norvège.
La « Norvège du futur » pourrait être moins généreuse sur le plan social, mais plus sûre sur le plan militaire.
Son succès dépendra de la capacité du gouvernement à préserver l’équité fiscale, à stimuler la productivité et à convaincre les citoyens que la sécurité ne se fait pas au détriment de la solidarité.
En fin de compte, la question n’est pas de savoir si la Norvège peut se permettre ses ambitions en matière de défense. Il s’agit de savoir si elle peut se permettre les conséquences sociales de ces ambitions.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
