FW-MAG Future Warfare Magazine - shownews - 3

La visite du Premier ministre norvégien Jonas Støre au Royaume-Uni le 4 décembre a marqué la signature de l’accord de défense élargi entre les deux pays, qui a été élaboré en particulier à la suite de la sélection officielle par la Norvège de la frégate de type 26 pour ses besoins futurs.

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Les nouveaux accords ont été baptisés « Lunna House Agreement », du nom de la maison des îles Shetland qui a servi de quartier général en Écosse à la résistance norvégienne pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Le développement le plus notable est la confirmation que le Royaume-Uni se joindra à la Norvège dans le développement d’une nouvelle classe de navires modulaires multirôles que la Royal Navy utilisera, en particulier, comme navires mères pour son programme de capacité de chasse aux mines (Mine Hunting Capability – MHC). Selon les plans connus, la Royal Navy achètera au moins trois de ces navires qui entreront en service entre 2029 et 2031 pour remplacer les navires MCM actuels des classes HUNT et SANDOWN. Les « Offshore Support Vessels » serviront de navires mères pour la suite MHC de drones de lutte contre les mines pour les opérations hors zone, le HMS STIRLING CASTLE étant destiné à assurer le service « home waters ».

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Cette confirmation officielle n’est pas surprenante et intervient après que la Royal Navy ait attribué l’année dernière à la société norvégienne Kongsberg un premier contrat pour une étude de six mois sur l’organisation des espaces modulaires et des dispositifs de lancement et de récupération. Kongsberg dispose d’un modèle pour ces besoins qu’elle commercialise sous le nom de VANGUARD.

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La sélection par la Norvège du Type 26 britannique a manifestement renforcé les attentes d’un « accord de retour ».

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En s’appuyant sur le Type 26 et le P-8 POSEIDON, les deux pays ont également convenu de travailler ensemble sur la torpille STINGRAY de BAE Systems. Le Royaume-Uni prévoit déjà d’intégrer la torpille STINGRAY au P-8 et envisage également de développer une variante de la torpille STINGRAY à lancement vertical, propulsée par fusée et à longue portée pour le VLS MK41 du Type 26.

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Le développement d’une nouvelle STINGRAY Mod 2 est en cours et la torpille a déjà été sélectionnée par l’Allemagne, sous les auspices de l’accord bilatéral de Trinity House avec Londres.

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La coopération élargie sur les P-8 POSEIDON fait sans surprise partie de l’accord et les deux premiers ministres ont visité la force P-8 de la RAF à Lossiemouth.

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Les opérations ASW et de sécurité des fonds marins en mer du Nord verront les deux marines opérer une « flotte commune » d’au moins 13 frégates de type 26 (à terme), soutenues par des systèmes non embarqués. Bien que les détails à ce stade soient rares, la Norvège adoptera, entièrement ou partiellement, les systèmes que la Royal Navy finira par adopter dans le cadre du projet CABOT (ATLANTIC NET / ATLANTIC BASTION) pour développer une « barrière ASW » persistante qui devrait, à long terme, inclure des navires de surface autonomes (« sloops de type 92 ») et des sous-marins sans équipage (« Chariot de type 93 »). À plus court terme, des capteurs déployés plus petits, des UUV et des planeurs sous-marins seront mis en service, et des systèmes tels que le planeur FATHOM d’Helsing commenceront à être expérimentés dès ce mois-ci.

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La Norvège doit choisir un nouvel hélicoptère ASW pour embarquer sur les nouvelles frégates et le Leonardo AW101 MERLIN, utilisé par la Royal Navy (et, dans sa variante SAR, par la Norvège elle-même), est en lice, l’AW-159 WILDCAT étant une alternative possible, bien que moins probable, et le MH-60 américain étant considéré comme le favori.

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Un premier rapport de presse norvégien suggère que l’accord entre le Royaume-Uni et la Norvège s’étendra bientôt aux hélicoptères, et pas seulement dans le domaine de la lutte anti-sous-marine : une commande conjointe d’AW-149 a été signalée, ce qui indiquerait la progression du projet britannique de nouvel hélicoptère moyen, très retardé, d’une part, et, apparemment, la satisfaction des besoins des forces spéciales norvégiennes (pour lesquelles une autorisation FMS des États-Unis pour 9 hélicoptères HH-60W a été reçue au début de l’année).

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L’article, qui a rapidement été mis hors ligne, suggérait que les AW-149 britanniques et norvégiens opéreraient conjointement à partir de Bardufoss, la base norvégienne qui soutient régulièrement les hélicoptères britanniques participant à l’entraînement des Royal Marines dans le Grand Nord.

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L’accord promet un engagement « accru » du Royaume-Uni dans le Grand Nord avec « l’entraînement des Royal Marines en Norvège tout au long de l’année » et, éventuellement, un stockage plus important d’équipements (le Royaume-Uni entretient déjà une partie de son matériel au Camp VIKING). En pratique, à ce stade, il est impossible de dire dans quelle mesure il faut s’attendre à un changement par rapport au schéma déjà régulier des exercices d’entraînement clés qui constituent les principaux événements du calendrier annuel des Royal Marines.

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L’accord réaffirme également que la Royal Navy « adopte des missiles de frappe navale norvégiens avancés », mais il est encore une fois impossible de dire si cela implique une extension des plans connus (et qui progressent lentement) visant à équiper 11 navires de la Royal Navy avec des NSM. Jusqu’à présent, 3 frégates de type 23 ont reçu des NSM.

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