
La princesse héritière de Norvège, dont le fils comparaîtra mardi 3 février pour viol, s’est retrouvée impliquée dans un autre scandale ce week-end après que des dossiers récemment rendus publics ont révélé son amitié inattendue avec le défunt délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein. Ce dernier scandale a même soulevé des questions quant à savoir si Mette-Marit, une roturière qui a épousé le prince héritier Haakon en 2001, pourrait encore devenir reine un jour.
Son nom apparaît au moins 1 000 fois dans les millions de nouveaux documents sur Epstein publiés vendredi par le ministère américain de la Justice, selon le quotidien norvégien VG. Les messages échangés entre les deux personnes et publiés dans les médias norvégiens datent de 2011 à 2014. Les dossiers montrent qu’elle a également séjourné chez lui en Floride pendant quatre jours en 2013.
Dans un e-mail, Mette-Marit a demandé à Epstein s’il était « inapproprié pour une mère de suggérer deux femmes nues portant une planche de surf comme papier peint pour mon fils de 15 ans ». Dans un autre, elle lui a dit qu’il était « très charmant ».
Lorsque Epstein lui a dit qu’il était à Paris « à la recherche d’une femme » en 2012, elle a répondu que la capitale française était « propice à l’adultère » et que « les Scandinaves (étaient) de meilleures candidates au mariage ». À ce moment-là, Epstein avait déjà plaidé coupable en 2008 pour avoir sollicité une mineure à des fins de prostitution.
Samedi, Mette-Marit a évoqué son amitié « embarrassante » avec le financier déchu, qui s’est suicidé en prison en 2019 alors qu’il attendait son procès pour crimes sexuels contre des mineurs. « J’ai fait preuve d’un mauvais jugement et je regrette profondément d’avoir eu des contacts avec Epstein. C’est tout simplement embarrassant », a-t-elle déclaré dans un communiqué envoyé à l’Agence France-Presse (AFP) par le palais royal. La femme de 52 ans a déclaré qu’elle était responsable « de ne pas avoir vérifié de plus près les antécédents d’Epstein et de ne pas avoir compris assez rapidement quel genre de personne il était ».
Pourtant, en 2011, Mette-Marit a écrit à Epstein qu’elle l’avait « googlé », ajoutant « ça n’avait pas l’air très bon » et terminant la phrase par un emoji souriant. Elle n’a pas précisé exactement à quoi elle faisait référence. Selon le palais, Mette-Marit avait cessé tout contact avec Epstein en 2014 parce qu’elle estimait qu’il « essayait d’utiliser sa relation avec la princesse héritière comme moyen de pression sur d’autres personnes ».
Un timing terrible
Dimanche, le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store a déclaré qu’il « convenait » que Mette-Marit avait commis une erreur de jugement. « Mette-Marit pourra-t-elle devenir reine après cela ? », s’est interrogé Kjetil Alstadheim, rédacteur en chef politique du journal de référence norvégien Aftenposten, dans un éditorial, laissant la question sans réponse.
Le moment ne pouvait pas être pire pour Mette-Marit. Mardi, son fils de 29 ans, Marius Borg Hoiby, né d’une relation avant son mariage avec le prince héritier Haakon, comparaîtra devant le tribunal de district d’Oslo. Il est accusé d’avoir commis 38 crimes, dont le viol de quatre femmes ainsi que des agressions et des infractions liées à la drogue. Il risque jusqu’à 16 ans de prison s’il est reconnu coupable. Hoiby nie les accusations les plus graves.
Le couple royal n’assistera pas au procès qui durera sept semaines, et le prince héritier Haakon a déclaré aux journalistes que Mette-Marit serait en voyage privé pendant cette période. Ces malheurs s’ajoutent à ses propres problèmes de santé. Elle souffre d’une maladie pulmonaire incurable, une forme rare de fibrose pulmonaire qui rend sa respiration difficile.
En décembre, le palais a annoncé qu’elle devrait probablement subir une greffe de poumon, une opération risquée généralement considérée comme un dernier recours.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
