La compagnie aérienne scandinave SAS va annuler « au moins un millier » de vols suite à la flambée des prix du carburant - 3

« Le prix du kérosène a doublé en dix jours. Même si nous essayons d’absorber autant que possible les hausses de coûts, c’est un choc qui touche directement le secteur aérien », a déclaré le PDG Anko van der Werff au quotidien économique suédois Dagens Industri.

SAS avait été l’une des premières compagnies aériennes à annoncer des hausses de tarifs pour tenir compte de la flambée des prix du kérosène.

« Nous annulons quelques centaines de vols en mars, mais nous essayons de préserver notre trafic autant que possible », a déclaré le directeur de SAS.


Il a indiqué que d’autres annulations étaient à prévoir après Pâques, période où le trafic connaît généralement un ralentissement.

Ces mesures concerneront « au moins un millier » de vols, même s’il a souligné que leur ampleur restait limitée étant donné que SAS assure environ 800 vols par jour.

La plupart des vols annulés en mars concernaient des liaisons intérieures en Norvège, seuls quelques-uns touchant la Suède et le Danemark, selon un communiqué de SAS transmis plus tôt à l’AFP.

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« Compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient, notamment de la hausse brutale et soudaine des prix mondiaux du carburant, nous prenons des mesures pour renforcer notre résilience », indique le communiqué.

« L’une de ces mesures consiste en un nombre limité d’annulations de vols à court terme. »

Le baril de Brent, référence des marchés énergétiques, a grimpé à environ 100 dollars depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran fin février, ce qui a conduit l’Iran à riposter contre des installations pétrolières dans plusieurs États du Golfe.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième de la demande mondiale en hydrocarbures, est de fait fermé.

Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France-KLM, Cathay Pacific, Air India, Qantas et SAS, ont augmenté leurs tarifs pour refléter la hausse des prix du kérosène, tandis que de nombreuses compagnies ont cessé de desservir des destinations au Moyen-Orient pour des raisons de sécurité.