Les techniciens de maintenance du secteur pétrolier norvégien mettent fin à leur grève - 3

Un syndicat norvégien représentant les travailleurs du secteur pétrolier offshore et une organisation patronale ont convenu mardi de soumettre leur différend à un tribunal arbitral, mettant ainsi fin à une grève coûteuse qui durait depuis un mois.

Le Syndicat norvégien des travailleurs de l’énergie (SAFE) avait lancé cette grève à la mi-juin après avoir échoué à conclure un accord salarial collectif avec l’association professionnelle Offshore Norge.

Offshore Norge a déclaré la semaine dernière que la grève coûtait 500 millions de couronnes (51,6 millions de dollars) par semaine et avait entraîné des pertes de production de 2,4 millions de barils équivalent-pétrole.

Mardi, le groupement sectoriel a indiqué que les parties avaient convenu de soumettre le litige à une « commission salariale volontaire », ce qui signifie qu’il sera tranché ultérieurement par un tribunal indépendant.

Le litige concernait les travailleurs chargés de l’entretien et de la maintenance des puits de pétrole, qui, selon le syndicat SAFE, étaient à la traîne par rapport aux autres secteurs tant en matière de salaires que de conditions de travail.

« Tous les salariés reprendront le travail dès que cela sera techniquement possible », a déclaré Raymond Midtgård, dirigeant syndical de SAFE, dans un communiqué publié par YS, qui regroupe neuf syndicats norvégiens.

Elisabeth Brattebø Fenne, négociatrice en chef chez Offshore Norge, s’est dite « très satisfaite » de cette solution « et du fait que SAFE ait choisi de participer afin de mettre fin à ce conflit coûteux ».

La Norvège, premier producteur de pétrole et de gaz en Europe hors Russie, a mis les bouchées doubles pour approvisionner le continent européen, dont la vulnérabilité énergétique a été mise en évidence par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.