Un vote serré en Norvège pour décider si l'on reste dans le giron du parti travailliste ou si l'on passe à droite - 3

L’une des questions brûlantes de la campagne a été l’avenir de l’impôt sur la fortune de 1 %, que les Norvégiens doivent payer si leur patrimoine dépasse 1,76 million de couronnes norvégiennes (130 000 £ ; 175 000 $), bien qu’il existe des réductions qui couvrent les trois quarts de la valeur de votre résidence principale.

Des centaines de Norvégiens fortunés ont déjà quitté le pays pour la Suisse ces dernières années, en raison des impôts élevés de leur pays d’origine.

Cet exode peut-il être inversé ?

Sylvi Listhaug a appelé à l’abolition de l’impôt sur la fortune et à la réduction d’autres impôts, tandis que les conservateurs de Solberg veulent supprimer l’impôt sur la fortune pour ce qu’ils appellent le « capital d’exploitation », comme les actions.

Les travaillistes refusent d’aller aussi loin, mais ont promis une vaste révision de la fiscalité. L’ancien chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, est chargé des finances et met en garde contre la création d’un système fiscal qui ferait que les Norvégiens les plus riches finiraient par ne payer que peu ou pas d’impôts.

Les sondages d’opinion réalisés avant le vote ont placé les travaillistes en tête, devant le Parti du progrès de Listhaug et les conservateurs, et soutenus en partie par « l’effet Stoltenberg ».

Mais si les forces combinées du centre-droit l’emportent, l’une des grandes questions de cette élection est de savoir lequel des deux chefs de parti sera premier ministre.

Mme Solberg, 67 ans, qui a été Premier ministre pendant huit ans, a jusqu’à présent refusé d’accepter l’idée que sa rivale populiste puisse prendre le pouvoir avant elle, suggérant que les électeurs la considèrent comme une femme politique trop polarisante.