
Le compte à rebours a commencé pour le procès de Marius Borg Høiby. Le 3 février, un procès très médiatisé s’ouvrira, qui placera la famille royale norvégienne sous les feux de la rampe. Selon les experts juridiques, sa proximité avec la monarchie pourrait cependant jouer en sa défaveur plutôt qu’en sa faveur.
Le fils de la princesse Mette-Marit, qui a été arrêté pour la première fois en août 2024 et formellement inculpé un an plus tard, devra répondre de 32 chefs d’accusation devant le tribunal de district d’Oslo. L’une des principales questions qui se posent dans cette affaire est de savoir qui prend en charge sa défense juridique.
Les premiers chiffres commencent à apparaître, et ils sont considérables. Des millions de couronnes ont déjà été dépensées, alors que le procès n’a même pas commencé.
Il y a quelques semaines, il est apparu que la grand-mère maternelle de Borg, Marit Tjessem, avait investi la moitié de sa fortune personnelle dans une tentative infructueuse d’empêcher la publication d’un livre sur ce que les journalistes d’investigation norvégiens Monsen et Krokfjord décrivent comme l’environnement criminel entourant Marius Borg.
Selon Se og Hør, la grand-mère de 88 ans a payé 116 000 euros de frais de justice liés au procès intenté par Borg et ses avocats contre l’éditeur Aschehoug. Le rapport note également qu’au moment de son arrestation, les biens propres de Borg ne s’élevaient qu’à 11 000 euros.
Plus récemment, le journal VG a obtenu du tribunal la confirmation du montant déjà dépensé dans le cadre de la procédure pénale principale. Le grand procès doit s’ouvrir le 3 février, mais son coût total ne sera connu qu’à l’issue de la procédure.
Jusqu’à présent, c’est la représentation juridique qui a représenté la plus grosse dépense. Les avocats de Borg, Ellen Holager Andenæs et Petar Sekulic, ont reçu un peu plus de 1,4 million de couronnes norvégiennes, soit environ 112 000 euros.
Ces chiffres ne tiennent pas compte de son précédent avocat, Øyvind Bratlien, qui a représenté Borg depuis sa première arrestation, le 4 août 2024, jusqu’en février de cette année. Selon des sources judiciaires citées par les médias norvégiens, Bratlien a reçu 602 434 couronnes pour son travail, soit plus de 50 000 euros.
Il y a aussi les avocats commis d’office qui représentent les parties adverses et dont les honoraires, pris en charge par l’État, sont actuellement estimés à environ 1,3 million de couronnes suédoises, soit plus de 100 000 euros.
La dimension financière de l’affaire est devenue un point de pression important dans l’opinion publique, notamment en raison des craintes que la monarchie ou l’institution du chef de l’État ne supporte finalement une partie du coût. C’est pourquoi la Maison royale norvégienne, habituellement résolument silencieuse sur les questions relatives à l’affaire, a publié une rare mise au point, déclarant que ni les frais de justice ni les indemnités accordées ne seront payés par la Maison royale ou par le prince héritier et la princesse héritière.
Marius Borg Høiby est entré dans la famille royale norvégienne à l’âge de quatre ans. Il n’a jamais occupé de fonction officielle et n’a jamais reçu de titre princier, mais en tant que membre de la famille du roi, il a vécu avec de nombreux privilèges liés à son statut, privilèges qui font aujourd’hui l’objet d’un examen approfondi.
À 28 ans, il doit répondre de 32 chefs d’accusation, dont des délits sexuels graves, des crimes passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à 16 ans de prison, selon la presse norvégienne.
En tant que fils de la future reine consort et frère aîné de la femme destinée à devenir la première reine de la Norvège moderne, l’affaire a attiré une attention extraordinaire, à tel point qu’elle est déjà décrite comme le procès du siècle.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.





