L’agence européenne des frontières Frontex a développé une application permettant aux voyageurs de s’enregistrer à l’avance en vue de la mise en place du système d’entrée et de sortie (EES). À l’approche de la saison estivale et alors que des files d’attente sont attendues dans les lieux touristiques très fréquentés, qu’en est-il de cette application et quels pays l’utilisent ?
Le nouveau système d’entrée et de sortie (EES) de l’UE a été progressivement mis en place depuis le 12 octobre 2025 et est pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026.
L’EES enregistre dans une base de données européenne chaque entrée et sortie de l’espace Schengen des visiteurs non ressortissants de l’UE en séjour de courte durée. Ce système, conçu pour détecter les personnes ayant dépassé la durée de séjour autorisée, a remplacé l’apposition manuelle de tampons sur les passeports.
Cependant, les données biométriques telles que les empreintes digitales et les images faciales doivent être enregistrées en présence d’un agent de sécurité lors du premier passage dans l’espace Schengen. Cette étape supplémentaire a entraîné des files d’attente aux postes-frontières très fréquentés, notamment au port de Douvres au Royaume-Uni, et les agences de voyage ont averti que la situation pourrait s’aggraver pendant la saison estivale.
À l’automne 2024, l’agence européenne des frontières Frontex a développé l’application « Travel to Europe », une application mobile permettant aux voyageurs non ressortissants de l’UE de préenregistrer les données de leur passeport et leur image faciale, et de remplir les questionnaires d’entrée dans les 72 heures précédant leur départ.
Cette mesure devait permettre d’accélérer le passage au contrôle des passeports, sans pour autant remplacer les contrôles.
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Quels pays européens utilisent déjà l’application de pré-enregistrement de l’EES ?
Le déploiement de l’application est toutefois facultatif pour les pays de l’espace Schengen (États membres de l’UE à l’exception de l’Irlande et de Chypre, ainsi que la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein et la Suisse).
Chaque pays peut également choisir les fonctionnalités de l’application qu’il souhaite utiliser.
L’application a d’abord été testée à l’aéroport de Stockholm-Arlanda et les résultats ont montré une amélioration de 25 % de l’efficacité de la procédure par rapport aux contrôles EES habituels.
Elle peut désormais être utilisée en Suède, où elle prend en charge les données du passeport, l’image faciale et le questionnaire d’entrée, selon le site web de la Commission européenne.
L’application a également été récemment mise en place au Portugal, où elle ne prend en charge que le questionnaire d’entrée, précise la Commission.
Le gouvernement portugais a annoncé en juin que l’application serait dans un premier temps disponible à l’aéroport de Lisbonne, d’autres sites devant suivre dans les semaines à venir.
Selon The Local, deux autres pays travaillent actuellement au déploiement de l’application, bien que leurs noms n’aient pas encore été révélés.
À l’approche de la saison estivale, les organisations représentant les aéroports et les compagnies aériennes européens ont exhorté la Commission européenne à adopter des mesures d’urgence pour limiter les retards liés à la mise en œuvre de l’EES. Elles ont également appelé au déploiement de l’application à l’échelle de l’UE afin de réduire la pression aux contrôles frontaliers.
« Une utilisation plus généralisée de l’application de pré-enregistrement est l’une des [the] principales demandes du secteur pour fluidifier le processus pour les passagers. Ils devraient pouvoir s’enregistrer à l’avance dans l’EES avant leur arrivée à l’aéroport, afin de pouvoir sauter complètement l’étape d’enregistrement aux bornes en libre-service, ce qui accélérerait considérablement le processus et éviterait la formation de longues files d’attente », a déclaré à The Local un porte-parole de l’Airport Council International (ACI) Europe.
De plus amples informations sur l’application et des conseils d’utilisation sont disponibles sur cette page officielle de la Commission européenne.
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