Comment pourrait se dérouler le match Norvège-Angleterre en Coupe du monde ? - 11

Selon la FIFA, la Norvège a contrôlé le ballon pendant plus de 60 % de son match contre le Brésil en huitièmes de finale, remportant la rencontre 2-1. Cette domination en termes de possession pourra-t-elle se poursuivre face à l’Angleterre, lorsque les deux équipes s’affronteront samedi en quarts de finale de la Coupe du monde ?

La réponse pourrait bien dépendre du capitaine norvégien, Martin Ødegaard, véritable moteur offensif de l’équipe. En tant que milieu de terrain central, Ødegaard orchestre l’attaque : il descend en profondeur pour recevoir le ballon, le fait circuler dans l’équipe ou sur les ailes, ou adresse des passes en profondeur à l’attaquant Erling Haaland, un buteur redoutable.

Ødegaard court plus que n’importe quel autre joueur du tournoi, se classant dans le 99e ou le 100e centile en termes de courses à grande vitesse, de sprints, de distance totale parcourue et de distance parcourue à grande vitesse. Ce rythme de travail élevé va de pair avec son implication importante dans l’attaque, comme le montre le graphique ci-dessous, qui cartographie les nombreux endroits où il a reçu des passes contre le Brésil.

Si l’Angleterre choisit de mettre la pression sur Ødegaard, elle devra le suivre partout sur le terrain, ce qui ouvrira des espaces pour ses coéquipiers.

Un autre facteur clé du match sera la manière dont la défense anglaise, affaiblie sur le côté droit, gérera l’ailier gauche norvégien Antonio Nusa, un dribbleur habile et un passeur précis. L’Angleterre est privée de son arrière droit Reese James depuis son deuxième match en raison d’une blessure, ce qui a contraint l’arrière gauche Djed Spence et le défenseur central Jarell Quansah à évoluer sur le côté droit. Vendredi matin, la condition physique de Spence restait incertaine et Quansah était suspendu suite à un carton rouge.

Les deux équipes comptent dans leurs rangs des buteurs prolifiques : le Norvégien Haaland (7) et l’Anglais Harry Kane (6). Kane descend profondément pour aider l’Angleterre à construire ses attaques, tandis que Haaland reste haut sur le terrain, cherchant à récupérer des passes en profondeur et à pénétrer dans la surface, où sa taille et sa vitesse lui permettent de dominer physiquement les défenseurs pour se créer des occasions de grande qualité. Le graphique ci-dessous offre un aperçu plus détaillé de leur efficacité offensive.

Un autre joueur à suivre : Jude Bellingham, le milieu de terrain polyvalent de l’Angleterre. Bellingham a évolué à six postes différents tout au long du tournoi, inscrivant quatre buts et délivrant une passe décisive.

Alors que l’Angleterre a tenté de construire son jeu offensif progressivement tout au long du tournoi, bon nombre de ses buts sont en réalité le fruit d’un jeu plus direct. Le graphique ci-dessous montre la progression qui a mené au but de Bellingham, marqué d’une tête plongeante lors du match opposant l’Angleterre au Mexique.

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Analyse des données fournie par Brennan Klein, directeur du groupe de recherche NetSI Sport de l’université Northeastern.

Greg St. Martin est journaliste chez Northeastern Global News. Vous pouvez lui envoyer un e-mail à l’adresse [email protected].