Une centrale nucléaire flottante russe en route vers la mer de Norvège - 3
La centrale nucléaire flottante, l’Akademik Lomonosov, est remorquée hors du chantier naval de Saint-Pétersbourg où elle a été construite à Saint-Pétersbourg, en Russie, le samedi 28 avril 2018. L’Akademik Lomonosov doit être chargé de combustible nucléaire dans Mourmansk, puis remorqué pour se positionner en Extrême-Orient en 2019. (AP Photo/Dmitri Lovetsky)

La centrale nucléaire russe flottante Akademik Lomonosov a quitté le port de Saint-Pétersbourg. La centrale doit être transportée au-delà de la côte norvégienne et jusqu’à Mourmansk.

À Mourmansk, le combustible nucléaire sera embarqué avant son voyage vers la côte nord-est de la Sibérie. Ici, la centrale nucléaire alimentera une ville portuaire et plusieurs plates-formes pétrolières.

Les autorités norvégiennes ont vivement critiqué les projets russes de l’année dernière de traîner la centrale nucléaire le long des côtes norvégiennes. À la suite de pourparlers entre les autorités norvégiennes et russes, il a été convenu que l’énergie nucléaire ne devrait pas être embarquée à bord de la centrale avant qu’elle n’atteigne Mourmansk.

Zones vulnérables
L’agence de presse AP a annoncé samedi que le navire avait quitté le chantier naval où il a été construit à Saint-Pétersbourg et qu’il sera remorqué à travers la mer Baltique en route vers la côte norvégienne.

Aftenposten avait précédemment écrit que les autorités norvégiennes avaient été assurées que la centrale ne serait pas remorquée mais transportée par des navires lourds.

Après avoir embarqué du combustible nucléaire à Mourmansk, la centrale sera transportée à travers des zones arctiques vulnérables. Le mouvement écologiste est essentiel au projet et Greenpeace a qualifié Akademik Lomonosov de « Tchernobyl flottant ».

– Inquiet des accidents
Bellona, ​​une ONG environnementale, s’inquiète de ce qui peut arriver sur le chemin de Mourmansk à Pevek dans l’est de la région arctique de la Russie.

« Nous craignons que des accidents de réacteurs nucléaires puissent se produire dans ces zones difficiles où il sera difficile de fournir une assistance technique en cas d’accident », a déclaré le directeur général de Bellona, ​​Nils Bøhmer.

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