La Norvège ne ramènera pas un garçon malade d'al-Hol - 3

La Norvège ne ramènera pas à la maison un enfant malade de quatre ans d’al-Hol

La Norvège n’aidera pas un garçon norvégien malade et sa mère soupçonnée de terreur à sortir du camp d’al-Hol, malgré les inquiétudes concernant la vie de l’enfant de 4 ans.

« Il n’est actuellement pas pertinent de changer de politique et de ramener chez eux des combattants étrangers adultes, ou des enfants qui sont avec eux, du camp d’al-Hol », a déclaré à NTB le secrétaire d’État, Audun Halvorsen (Conservateurs).

Le garçon de quatre ans serait atteint de mucoviscidose. Un médecin norvégien expert sur la maladie et l’avocat de leur famille sont tous deux préoccupés par la vie du garçon.

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« Nous suivons sa situation depuis un certain temps, avec nos partenaires du camp. Nous avons, en outre, facilité les soins de santé nécessaires », poursuit-il.

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L’avocat n’entrera pas dans l’état du garçon. Il ne veut pas non plus en dire plus sur le traitement que reçoit le garçon.

La mère de 29 ans fait l’objet d’une enquête du Service de sécurité de la police (PST) pour participation à l’organisation terroriste IS.

Les maladies pulmonaires

Le garçon aurait été diagnostiqué en Syrie. Le professeur et directeur de recherche de l’hôpital Sunnaas, Johan K. Stanghelle, a publié une déclaration d’expert au ministère des Affaires étrangères, selon NRK. Stanghelle pense qu’il y a des raisons de craindre pour la vie du garçon tant qu’il reste dans le camp.

Le garçon ne pèse que 11,7 kilos, selon le communiqué. C’est moins qu’un Norvégien moyen d’un an.

L’avocat de la mère, Nils Christian Nordhus, a demandé au ministère des Affaires étrangères d’amener la jeune femme de 29 ans, ainsi que son fils et sa fille, en Norvège. Il est soutenu par le député Abid Q. Raja (libéraux). Le gouvernement refuse donc d’obtempérer.

«Ces camps ne sont pas bons pour que les enfants y restent au fil du temps. Nous donnons donc la priorité au rapatriement des plus vulnérables », déclare Halvorsen. Il souligne que la Norvège a ramené cinq orphelins du camp d’al-Hol.

« Nous avons besoin de gérer ce genre de situations en toute discrétion, vu à la lumière de l’expérience que nous avons eue. Nous ne spéculerons donc pas sur d’éventuelles mesures ou autres opérations en cours », poursuit-il.


Les partis de gouvernement en désaccord

Il fait également référence à d’autres contributions norvégiennes à l’aide à la situation humanitaire en Syrie et aux alentours. Le gouvernement a soutenu, entre autres, un hôpital de campagne de la Croix-Rouge dans le camp d’al-Hol. Des femmes qui ont été liées à l’EI y sont, entre autres, internées.

Les partis gouvernementaux sont en désaccord sur ce qu’il adviendra des personnes – ayant des liens avec la Norvège – qui ont rejoint l’État islamique.

Le Parti du progrès (FrP) ne veut pas du tout le retour des combattants étrangers, les Chrétiens-démocrates (KrF) exigent que les enfants et les mères soient ramenés à la maison, tandis que les Libéraux (Venstre) ont travaillé pour ne faire sortir que les enfants. Les autorités kurdes, cependant, refusent de permettre aux enfants de quitter le camp sans leur mère, même avec la bénédiction des parents.

Save the Children, Human Rights Watch et l’ONU ont tous qualifié les conditions dans le camp d’al-Hol de terribles au début de l’été. Ils implorent des pays comme la Norvège de prendre soin de leurs propres ressortissants.

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