Jan Egeland : les sanctions contre les talibans doivent cesser - 3

Selon Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), les sanctions économiques contre l’Afghanistan sont aussi dévastatrices que la conduite du régime taliban.

« Les sanctions nous freinent. On ne peut pas sauver des vies sans lever les sanctions. Ils nuisent aux mêmes personnes que l’OTAN a dépensé des milliards de dollars pour défendre jusqu’en août », a déclaré Egeland à la presse à l’extérieur de Soria Moria.

Le NRC fait partie de plusieurs organisations d’aide qui se sont réunies avec les talibans pour des pourparlers mardi. Les réunions ont commencé à 13h30.

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«Ce sont les enseignants civils et les infirmières qui ne reçoivent plus de salaire. Aujourd’hui, nous sommes freinés autant par les sanctions que par les problèmes salariaux des talibans », a-t-il dit.

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Critique

Plusieurs personnes ont critiqué la décision d’inviter les talibans à Oslo pour des pourparlers. Egeland a un message pour les critiques :

« Nous devons parler à ceux qui ont le contrôle dans les pays où les gens ont besoin (d’aide). Nous parlons à ceux qui nous permettent de sauver des vies, nous le faisons partout », a-t-il ajouté.

Egeland a qualifié les pourparlers de « pas dans la bonne direction ».

– Pouvons-nous faire confiance aux talibans ?

« Ce sont les véritables autorités du pays. Et ils voient comment l’économie est maintenant sur le point de s’effondrer et l’énorme besoin d’apporter de l’aide des pays occidentaux », a répondu Egeland.

Accès à l’éducation pour les filles

L’éducation des filles en Afghanistan est l’une des choses qui doivent être mises en place après les réunions des talibans, estime Egeland.

« Pour nous, c’est un principe fondamental que les filles aient exactement le même accès à l’éducation, au travail et à l’engagement communautaire que les garçons », a-t-il déclaré.

Egeland a souligné que le NRC ne peut pas fournir une éducation aux garçons en Afghanistan s’il n’est pas autorisé à éduquer également les filles.

« C’est un principe pour nous. Nous enseignons aux garçons et aux filles au niveau primaire mais pas au niveau secondaire supérieur. C’est une tragédie. Nous devons avoir les deux (garçons et filles) à l’école », a conclu Egeland.

Source : © NTB Norway\.mw / #Norway\.mw / #NorwayTodayNews

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