
Selon l’Autorité de surveillance de l’AELE (ASE), les systèmes officiels de contrôle des denrées alimentaires de l’Islande et de la Norvège peuvent être améliorés.
L’Islande et la Norvège font partie de l’Association européenne de libre-échange (AELE). L’Autorité de surveillance de l’AELE (ASE) contrôle la manière dont les deux pays mettent en œuvre les règles de l’Espace économique européen (EEE) relatives à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, ainsi qu’à la santé et au bien-être des animaux.
Les deux pays ont mis en place des systèmes de contrôle pour s’assurer qu’ils respectent les exigences de l’EEE, mais certains domaines doivent être renforcés, a déclaré l’ASE.
Recommandations en cours d’application
En mai 2022, l’AES a envoyé une lettre de mise en demeure à l’Islande concernant la mise en œuvre incorrecte des exigences en matière d’hygiène alimentaire et l’absence de contrôles officiels concernant l’huile de poisson.
Lors d’un audit de révision générale réalisé au début de cette année, l’AES a évalué la manière dont l’Islande a donné suite aux recommandations qu’elle avait formulées dans des rapports entre janvier 2018 et septembre 2022. L’Islande a pris des mesures pour résoudre les problèmes dans six audits sur neuf.
Pour trois audits, des progrès limités ont été constatés. Par exemple, l’Islande n’a pas remédié aux lacunes identifiées lors d’un audit réalisé en 2018 sur les contrôles officiels des sous-produits animaux non destinés à la consommation humaine.
Le même processus a été entrepris pour la Norvège. L’AES a constaté que des progrès avaient été réalisés pour répondre aux recommandations dans quatre des neuf audits.
Toutefois, la Norvège n’a pas respecté les délais fixés pour certaines mesures correctives énumérées dans les autres audits. Cela signifie qu’un certain nombre de recommandations n’ont pas été traitées de manière satisfaisante ou que seuls des progrès limités ont été accomplis, selon l’ASE.
L’ESA a déclaré que les actions visant à améliorer les contrôles sur le bien-être des animaux pendant le transport et les opérations connexes étaient toujours en suspens cinq ans après l’audit. Les fonctionnaires norvégiens ont déclaré que la mise en œuvre d’un nouveau processus de planification et de vérification des contrôles officiels visant à résoudre ces problèmes est prévue pour la fin de l’année.
Performance par secteur
Pour les produits de la pêche, les deux pays disposent d’un système de contrôle officiel basé sur les risques. En général, ce système est mis en œuvre de manière cohérente et adéquate et couvre l’ensemble de la chaîne de production, de la capture au produit final.
Toutefois, les systèmes sont affaiblis par une vue d’ensemble incomplète des sites de débarquement et du registre des navires en Islande, et par le fait que les contrôles officiels ne sont pas toujours effectués conformément aux fréquences établies par le système basé sur les risques en Norvège.
Les deux pays appliquent un système fondé sur les risques pour établir la durée ou la fréquence minimale des contrôles officiels relatifs à la viande de volaille en fonction de la taille et de l’activité de l’entreprise du secteur alimentaire. Toutefois, les contrôles des sous-produits animaux sont faibles, car ils ne garantissent pas la prévention des risques pour la santé humaine et animale liés à ces produits.
Pour les denrées alimentaires d’origine non animale, les postes de contrôle frontaliers respectent généralement les exigences minimales du règlement EEE applicable et, s’ils sont présentés pour un contrôle officiel, les lots sont généralement soumis à des contrôles documentaires, d’identité et physiques conformément à la législation.
Toutefois, l’organisation des contrôles officiels en Islande ne garantit pas que les envois concernés soient présentés aux fins de contrôle. Cela compromet l’assurance que seuls des produits conformes sont mis sur le marché.
Le suivi d’un audit de 2019 sur les mollusques bivalves vivants en Islande a révélé que des mesures supplémentaires doivent être prises pour répondre à certaines des recommandations afin de garantir que les mollusques bivalves mis sur le marché sont sûrs pour la consommation humaine.
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Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
