- Il pense qu'il doit y avoir de l'ADN du véritable agresseur là-bas - 5

L’homme de 52 ans nie avoir quoi que ce soit à voir avec le meurtre de l’homme de 28 ans. Il espère désormais que de nouvelles analyses des éléments de preuve les plus importants de l’affaire l’aideront à être cru.

Le défenseur de 52 ans, Stian Bråstein, devant le tribunal mardi matin.

Mardi matin, le procès en appel, qui a duré neuf semaines, débutera devant la cour d’appel de Gagging après l’un des meurtres les plus médiatisés de Norvège. Au premier tour, le tribunal de grande instance n’avait aucun doute. Ils pensaient que l’accusé, âgé de 52 ans, avait tué Birgitte Tengs, 17 ans, en mai 1995.

Il a été condamné à l’unanimité à 17 ans de prison. Les juges ont qualifié les affirmations des défenseurs d’improbables, fabriquées et hypothétiques. L’homme nie toute implication dans le meurtre. Lorsqu’il a reçu sa condamnation en février, il s’est évanoui et est tombé au sol. Il a fait appel.

Mardi matin, selon toutes les indications, il plaidera non coupable lorsque l’appel débutera à Stavanger. Les nouveaux juges vont désormais évaluer si les preuves sont suffisamment bonnes. L’accusé débutera sa déclaration jeudi.

– Il aura à cœur d’établir qu’il n’est pas coupable des accusations portées contre lui et que les éventuelles découvertes d’ADN provenant de lui n’ont pas été déposées lors du crime, a déclaré le défenseur de l’homme, Stian Bråstein.

Les défenseurs de l'accusé, Stian Bråstein et Stian Kristensen.

Les défenseurs de l’accusé, Stian Bråstein et Stian Kristensen.

C’est en septembre 2021 que l’homme a été arrêté et inculpé du meurtre survenu il y a 28 ans, l’un des meurtres les plus parlés en Norvège. Il a toujours nié toute implication dans cette affaire. Il dit qu’il n’a jamais tué personne. Qu’il n’était jamais à Kopervik en dehors de Haugesund la nuit où Tengs est devenu département.

Aujourd’hui, le parquet tient son discours d’ouverture. Le procureur estime pouvoir prouver que l’homme de 52 ans a tué Tengs. Qu’il a baissé ses collants pour commettre l’agression sexuelle dont elle a été victime. Que l’ADN de l’homme s’est retrouvé là parce qu’il était là lorsqu’elle a été tuée, et que c’est lui qui l’a tuée.

Son ADN n’est nulle part ailleurs, ni sur les collants ni dans l’étui en général. Mais le procureur estime qu’il n’y a qu’une seule façon pour ce chromosome de se retrouver sur les collants de Tengs :

L’homme était là et l’a tuée le 6 mai 1995. Il a touché Tengs avec ses doigts couverts de son sang.

Les défenseurs de l’homme sont totalement en désaccord. Ils estiment que l’affirmation de l’accusation est une erreur qui n’est pas couverte par les preuves et qu’elle doit conduire à un acquittement. Ils pensent que son ADN s’est retrouvé sur les collants de Tengs avant ou après le meurtre, et que cette découverte ne prouve rien.

Et c’est là le cœur du problème et le thème de la controverse. Au cours des neuf prochaines semaines, de nouveaux juges évalueront les preuves.