
Dans un commentaire sur ma discussion sur les effets des antipsychotiques il y a quelques semaines, le psychiatre Magnus Hald va jusqu’au 4 septembre dans le sens d’affirmer que les antipsychotiques augmentent la mortalité. Surtout lié aux maladies cardiovasculaires. Une nuance s’impose.
La schizophrénie elle-même est associée à un doublement du risque, entre autres, de maladies cardiovasculaires. Certains antipsychotiques plus anciens, dont l’utilisation n’est pas recommandée en Norvège, pourraient augmenter le risque et donc la mortalité. Surtout à des doses plus élevées. Mais tous les nouveaux antipsychotiques n’augmentent pas les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.
De plus, en réduisant les symptômes psychotiques, la dépression et l’anxiété, le risque de suicide, qui constitue la cause la plus importante de décès dans la schizophrénie, est réduit. Les antipsychotiques permettent également aux patients de suivre plus facilement leur traitement médical.
Cela contribue au fait que les nouveaux antipsychotiques, moyennant le dosage correct et l’ajout d’interventions psychosociales, peuvent, dans de nombreux cas, mais pas tous, réduire la mortalité. Surtout chez les plus jeunes.
Ulrik Fredrik Malt,
professeur émérite de psychiatrie
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
