
Si vous prévoyez de visiter Tromsø, la capitale de l’Arctique, réputée pour ses paysages époustouflants, ses aurores boréales et sa faune sauvage, votre séjour vous reviendra plus cher à partir de 2027.
La municipalité de Tromsø a adopté un projet visant à instaurer une taxe de séjour locale (turistskatt), également appelée « contribution des visiteurs », à compter du 1er janvier 2027.
La taxe de séjour est une redevance locale versée par les visiteurs pour leurs nuitées, généralement ajoutée directement à la facture d’hôtel ou aux frais de location de vacances de courte durée.
Cette décision fait de Tromsø la première commune de Norvège à approuver officiellement une telle mesure, à la suite d’une loi nationale adoptée par le Storting à l’été 2025.
Cette loi a été élaborée afin de fournir aux communes touristiques un nouvel outil pour gérer les flux importants de visiteurs.
Les autorités locales ont indiqué que, si Tromsø montre la voie, d’autres destinations populaires en Norvège devraient suivre. Toutefois, seules les communes pouvant justifier d’une forte pression touristique sont autorisées à instaurer cette redevance.
« Le tourisme est un secteur très important pour Tromsø, et sa croissance nous a apporté des emplois, de l’activité et une visibilité internationale. Dans le même temps, nous constatons que l’augmentation du nombre de visiteurs fait peser une charge plus lourde sur les infrastructures, la nature et les communautés locales. Grâce à la contribution des visiteurs, nous disposons d’un outil qui permet de financer un certain nombre de mesures bénéficiant à la fois aux habitants, aux entreprises et aux visiteurs », a déclaré Helga Bårdsdatter Kristiansen, conseillère en développement durable à la municipalité de Tromsø, sur le site web de celle-ci.
À Tromsø, la volonté d’instaurer cette taxe a également été motivée par la frustration croissante de la population locale face au manque de responsabilité perçu chez certains touristes, notamment à la suite d’une recrudescence des accidents hivernaux impliquant des conducteurs étrangers peu habitués aux routes verglacées de Norvège.
Avant que cette redevance ne puisse entrer en vigueur, le projet doit être approuvé par le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Pêche. Les autorités locales ont précisé que la proposition serait transmise le 1er juillet.
La municipalité est également tenue d’envisager une coopération avec les communes voisines, car de nombreuses excursions s’étendent au-delà des frontières de Tromsø. Elle devra par exemple collaborer avec Karlsøy, Balsfjord, Storfjord et Lyngen.
La taxe sera initialement fixée à 3 % pour tous les hébergements avec nuitée, y compris les hôtels et les locations de courte durée.
Les responsables locaux soulignent que ce montant est modeste et courant dans les principales destinations européennes. Ils citent des villes telles que Paris (qui prélève jusqu’à 8 euros par jour) et Reykjavík, qui a servi de source d’inspiration lors du processus de planification de Tromsø.
Ces fonds ont pour objectif principal de financer des biens publics locaux et de faire face aux impacts environnementaux et structurels d’un tourisme intensif.
Selon le site web de la municipalité, ces recettes serviront à soutenir des initiatives profitant à la fois aux habitants et aux visiteurs, notamment des toilettes publiques, des services de secours, une meilleure gestion des déchets, une signalisation améliorée, des solutions de transport et l’entretien des sentiers.
Pour l’avenir, M. Kristiansen a déclaré à NRK que les autorités locales prévoyaient également d’instaurer une redevance sur les navires de croisière. « À Tromsø, une redevance sur les croisières sera mise en place à long terme. Nous attendons que le ministère achève les démarches nécessaires. Elle sera également incluse dans la contribution des visiteurs. »
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Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
