
La Pologne, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne pour une durée de six mois, a dévoilé des projets visant à relever le seuil d’indemnisation de trois à cinq heures de retard, au grand dam des associations de consommateurs.
Selon les règles actuelles, en vigueur depuis 2005, les passagers ont droit à une indemnisation comprise entre 250 et 600 euros, en fonction de la distance de leur vol et de la durée de leur retard ou de l’annulation totale de leur vol.
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Depuis l’entrée en vigueur de ces règles, les compagnies aériennes ont vu leurs factures d’indemnisation s’élever à environ 3 milliards d’euros par an, principalement en raison de l’augmentation du nombre de vols au cours des 20 dernières années.
Rien que l’année dernière, plus de 287 millions de passagers ont été affectés par des annulations et des retards de vols en Europe.
Le plan révisé vise à relever le seuil de retard à cinq heures et à introduire de nouvelles tranches d’indemnisation basées sur l’allongement des distances de vol et le temps de retard.
Airlines for Europe (A4E), une association de compagnies aériennes comprenant Air France-KLM et Lufthansa, Ryanair, easyJet et Volotea, représentant 70 % du trafic aérien dans le ciel européen, affirme que la réglementation actuelle « est trop détaillée et prescriptive dans certains domaines et, en même temps, trop vague sur des points essentiels ».
Cela conduit à son tour « à de nombreuses affaires juridiques à travers l’UE, les juges interprétant la réglementation de différentes manières ».
En conséquence, les indemnisations représentent une dépense importante et en constante augmentation pour les compagnies aériennes chaque année.
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Les passagers touchés par les perturbations se tournent de plus en plus vers des agences spécialisées pour les aider à obtenir un remboursement.
AirHelp, qui a aidé plus de 2,7 millions de passagers à obtenir une indemnisation depuis 2013, affirme cependant que les changements « ne serviraient qu’à maximiser les profits des compagnies aériennes, sans prendre en compte le bien-être des consommateurs ».
Les compagnies aériennes auraient, selon l’entreprise, « encore plus d’occasions de retarder et d’annuler des vols sans aucune répercussion ».
Elle a affirmé que les changements signifieraient que 80 % des vols retardés ne donneraient lieu à aucune compensation pour les passagers.
Aucun calendrier n’a été fixé quant à la date d’entrée en vigueur des changements proposés, ni même quant à leur éventuelle entrée en vigueur. La position du Conseil n’est pas confirmée, malgré la position des titulaires actuels de la présidence. La question devra ensuite être débattue et approuvée par le Parlement européen avant d’être adoptée.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
