
Les transports publics sont le meilleur moyen de se déplacer dans les grandes villes norvégiennes, mais avant de monter à bord, il y a certaines normes sociales que vous devez connaître.
Prendre les transports en commun en Norvège peut être un choc culturel inattendu, notamment en raison de la règle tacite qui consiste à garder ses distances avec les autres dans les bus, les trains et les tramways.
Si vous venez d’arriver en Norvège, vous risquez d’être un peu paniqué au début. Vous choisissez un siège, vous vous asseyez à côté de quelqu’un, et cette personne se lève rapidement et s’éloigne. Vous vous demanderez peut-être : « Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? Est-ce que je sens mauvais ? » Ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas vous, c’est simplement ainsi que les choses se passent en Norvège.
Dans un pays caractérisé par ses vastes paysages ouverts, l’espace personnel est plus qu’une préférence, c’est un droit sacré.
Pour les Norvégiens, la distanciation sociale n’est pas seulement une pratique liée à la pandémie. Pendant la COVID-19, une blague populaire circulait selon laquelle les Norvégiens avaient du mal à respecter la règle des deux mètres, car ils se tenaient généralement à au moins quatre mètres les uns des autres.
Les règles de conduite dans les transports publics sont axées sur ce respect de l’espace personnel. La règle est simple : ne vous asseyez à côté d’un inconnu que s’il n’y a absolument aucun autre siège disponible.
Il est considéré comme gênant de s’asseoir à côté de quelqu’un, sauf si le bus ou le tramway est complètement plein.
Les gens remplissent généralement toutes les rangées vides en premier ; sinon, vous risquez de mettre involontairement l’autre personne mal à l’aise.
Soyez donc judicieux dans votre choix et ne vous contentez pas de la première place disponible ou la plus proche.
Personne ne vous fera de remarque ni ne vous demandera de changer de place, car cela nécessiterait encore plus d’interaction sociale et un niveau de confrontation que les habitants évitent généralement.
Comme l’a partagé un Norvégien sur un forum en ligne : « Il s’agit de ne pas envahir l’espace personnel des autres, sauf si c’est nécessaire. Pourquoi préféreriez-vous toucher les cuisses d’un inconnu s’il existe une autre option ? »
C’est pourquoi vous pouvez voir un bus avec des sièges vides, mais des personnes debout dans les allées. De nombreux Norvégiens préfèrent rester debout pendant tout le trajet plutôt que de s’asseoir à côté d’un inconnu s’il n’y a pas de rangée vide.
Si quelqu’un part et qu’une double place se libère, il est normal (et souvent attendu) que l’un d’entre vous se déplace vers cette rangée vide afin de préserver « l’équilibre naturel » de l’espace personnel.
Dans certains endroits, poser un sac sur un siège est considéré comme impoli, mais en Norvège, cela peut être un moyen de communiquer. Les Norvégiens ne sont pas méchants ; ils protègent votre vie privée autant que la leur.
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Le silence est d’or (et obligatoire)
Même lorsque le bus est bondé et que vous vous retrouvez assis à côté de quelqu’un, vous devez rester silencieux.
Et les conversations banales ? Oubliez-les. Les gens discutent rarement dans les transports publics. De nombreux étrangers racontent avoir essayé d’être amicaux (par exemple en complimentant les chaussures de quelqu’un) pour finalement voir cette personne mettre ses écouteurs et regarder par la fenêtre.
Il existe toutefois une exception. Comme l’a souligné un autre habitant, « les Norvégiens n’aiment pas les conversations futiles. Mais si vous êtes perdu ou si vous posez une question concrète, comme « où se trouve la statue X » ou « pouvez-vous me recommander un restaurant », nous sommes ravis de vous aider. »
Mais en général, le silence est très apprécié. Au début, cela peut vous surprendre, mais avec le temps, vous vous y habituerez et, dans certains cas, vous apprendrez même à apprécier et à profiter du calme.
Si vous parlez fort au téléphone ou si vous avez une conversation animée avec un ami, attendez-vous à des regards hostiles. Ce niveau de bruit peut être un véritable choc culturel pour les Norvégiens.
Un internaute l’a dit sans détour : « Si vous parlez si fort que je peux vous entendre depuis le siège d’à côté, nous penserons que vous êtes soit ivre, soit américain. »
N’oubliez pas non plus que le fait de ne presque jamais établir de contact visuel fait partie du respect de la vie privée.
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La « danse de sortie »
Comment les passagers signalent-ils qu’ils doivent descendre lorsque quelqu’un est assis dans le siège côté couloir ? L’interaction verbale directe est le dernier recours. À la place, un signe de tête subtil, un léger changement de posture vers l’allée ou le bruit de leurs affaires qu’ils rassemblent sont utilisés pour signaler l’arrêt.
Si vous êtes distrait par votre téléphone, ne vous attendez pas à ce que quelqu’un vous dise grand-chose. Rester vigilant peut vous aider à éviter qu’un Norvégien rate son arrêt.
Si ces règles tacites peuvent être interprétées à tort comme de la froideur ou un manque de sociabilité, beaucoup affirment qu’il s’agit en réalité d’une forme de politesse extrême.
En ne s’asseyant pas à côté de vous et en n’engageant pas la conversation, un Norvégien vous offre la « liberté » de rester seul avec vos pensées, sans le « fardeau » des interactions sociales.
Et vous ? Préférez-vous vous asseoir seul en silence ou regrettez-vous l’expérience animée et partagée des transports publics ?
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Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
