La Norvège arrête une Chinoise soupçonnée d'espionnage de données satellitaires - 3

Le service de sécurité intérieure norvégien, le PST, a annoncé jeudi 7 mai avoir arrêté une Chinoise soupçonnée d’espionnage de données satellitaires norvégiennes.

Des perquisitions ont été menées à deux adresses, dont l’une se trouve sur l’île d’Andøya, dans le cercle polaire arctique, qui abrite à la fois une rampe de lancement de fusées et un site d’essais d’armes.

« L’opération repose sur des soupçons selon lesquels une société enregistrée en Norvège servirait de couverture à une tentative d’un acteur étatique chinois visant à établir une station de réception pour télécharger des données provenant de satellites en orbite polaire », a déclaré Thomas Blom, procureur de police au PST, dans un communiqué à l’AFP.

Les données en question pourraient « nuire aux intérêts fondamentaux de la Norvège si elles tombaient entre les mains d’un État étranger », a ajouté M. Blom.

Aucun autre détail n’a été divulgué concernant le ressortissant chinois, soupçonné d’avoir tenté de se livrer à des « activités de renseignement aggravées visant des secrets d’État ».

D’autres personnes sont également soupçonnées dans cette affaire et un appareil capable de recevoir des données satellitaires a été saisi, selon le PST.

Contactée par l’AFP, l’ambassade de Chine en Norvège n’a pas immédiatement répondu.

Les services de renseignement norvégiens désignent régulièrement la Chine et la Russie comme les principales menaces pour la Norvège en matière d’espionnage.

Dans son dernier rapport d’évaluation des menaces, le PST a indiqué que ces deux pays avaient manifesté leur intérêt pour l’achat de terrains à proximité d’infrastructures critiques ou d’installations militaires.