
L’UE refuse de suspendre les nouveaux contrôles frontaliers stricts malgré les pressions exercées par les aéroports et les compagnies aériennes, qui ont exigé leur suspension jusqu’à la fin de l’été, craignant un chaos dans les destinations touristiques très fréquentées.
Les responsables de l’UE ont admis que le système d’entrée et de sortie (EES), dans le cadre duquel la plupart des voyageurs non ressortissants de l’UE doivent se soumettre à des contrôles biométriques aux frontières, n’était « pas parfait », mais qu’une suspension totale n’était « ni nécessaire » ni « possible ».
Ils ont expliqué que le fait que le système soit opérationnel dans certains pays et pas dans d’autres entraînerait encore plus de problèmes, car les voyageurs entrant dans l’espace Schengen là où des contrôles sont en place et en sortant là où il n’y en a pas risqueraient d’être enregistrés à tort comme ayant dépassé leur séjour de 90 jours – et de se voir refuser l’entrée par la suite.
Un responsable de l’UE a indiqué que le système fonctionnait sans problème dans la grande majorité des 1 500 points de passage frontaliers, seuls 20 d’entre eux étant considérés comme des « points sensibles ».
Mais l’UE s’est engagée à redoubler d’efforts pour résoudre les problèmes liés au nouveau système de contrôle aux frontières de l’Union, a écrit Magnus Brunner, responsable des questions migratoires, dans une lettre consultée par l’AFP, après que des aéroports et des compagnies aériennes ont imputé les perturbations à l’EES.
Le secteur aérien européen avait averti la semaine dernière, dans une lettre commune, que ce système entraînait des temps d’attente pouvant atteindre cinq heures, appelant l’UE à agir sans délai pour éviter le chaos pendant la saison estivale.
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Les organisations représentant les aéroports et les compagnies aériennes européens ont appelé la Commission européenne à adopter des mesures urgentes pour limiter les retards aux contrôles aux frontières, qui non seulement perturbent désormais les voyageurs, mais « nuisent également à la réputation de l’Europe, au tourisme européen et à la connectivité », indique la lettre.
Depuis octobre 2025, les 29 pays de l’espace Schengen (les 25 États membres de l’UE ainsi que l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein) utilisent le système d’entrée et de sortie (EES), un dispositif informatique qui recueille les données personnelles numériques des visiteurs en provenance de pays tiers et remplace l’apposition manuelle de tampons sur les passeports.
Ce système exige que les voyageurs enregistrent leurs empreintes digitales et leur image faciale lors de leur premier passage à une frontière extérieure de l’espace Schengen. Ces données sont enregistrées dans une base de données européenne qui suit chaque entrée et sortie des voyageurs de l’espace Schengen afin d’éviter que des personnes ne dépassent les limites de la règle des 90/180 jours, et remplace l’apposition manuelle de tampons sur les passeports.
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Depuis la mise en place de l’EES, plusieurs sites ont toutefois signalé des retards importants aux postes-frontières, la situation s’aggravant pendant les périodes de forte affluence, comme les vacances de Pâques.
L’Association internationale du transport aérien (IATA) a exigé la semaine dernière la suspension des nouveaux contrôles jusqu’à l’été prochain, craignant un chaos dans les destinations touristiques prisées.
L’IATA a indiqué que les passagers avaient subi des « retards et des correspondances manquées » au Portugal, en Espagne, en Italie, en Grèce et en Belgique, tandis que Ryanair a mis en garde contre un « chaos dans les files d’attente » dans les aéroports des destinations touristiques prisées.
M. Brunner a déclaré que les règles de l’EES avaient déjà anticipé les difficultés initiales et prévoyaient une certaine flexibilité jusqu’au début du mois de septembre, comme la suspension temporaire de l’enregistrement des données biométriques.
Il a ajouté que des facteurs sans rapport avec l’EES pouvaient être à l’origine des retards, tels qu’un manque de personnel ou l’insuffisance des infrastructures.
M. Brunner a défendu les nouveaux contrôles qui « rendent l’Europe plus sûre, jour après jour » et a souligné qu’ils avaient été « mis en place avec prudence et progressivement ».
En vertu de la nouvelle réglementation relative à l’EES, les aéroports et les ports peuvent suspendre temporairement le système si les files d’attente deviennent ingérables, mais cette dérogation doit prendre fin en septembre.
Avec le concours de l’AFP
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
