Vous avez entendu parler de l’Acem, mais vous ne savez pas encore ce qu’est cette méthode de relaxation. Dans l’univers du zen et du bien-être, la méditation occupe une place centrale, surtout dans les pays nordiques. Au-delà de la détente qu’elle peut apporter au quotidien des norvégiens, les bienfaits de cet art du silence sur la santé attirent chaque année de plus en plus d’adeptes.

Parmi les différents types de méditation, la méthode Acem est facile à apprendre et à pratiquer au quotidien pour calmer nos nerfs. Elle trouve ses racines dans les méthodes transcendantales, qui aspirent à une relaxation profonde, et repose sur l’utilisation de mantras, c’est-à-dire de phrases ou de mots que l’on répète intérieurement en boucle.

Focus sur l’histoire et les bienfaits de cette méditation scandinave, pas tout à fait comme les autres, Acem.

Qu’est ce que Acem la méthode de métidation ?

Avant de lire l’article complet pour tout savoir sur Acem, voici un résumé en quelques points de ce qu’est Acem.

  • La méthode Acem est facile à apprendre et à pratiquer au quotidien
  • Améliorez votre capacité à vous concentrer et à travailler efficacement
  • Augmentez votre créativité
  • Stimule la productivité et le système immunitaire en réduisant les hormones de stress (cortisol) et en équilibrant le système nerveux grâce à des neurotransmetteurs (sérotonine)
  • Améliore les fonctions cognitives en réduisant les niveaux d’adrénaline, ce qui permet de dissiper les idées confuses
  • Réduit les douleurs physiques dues aux tensions musculaires en désactivant les points de déclenchement
  • Restez calme et serein
  • Traitement plus rapide de l’esprit avec moins de stress

Acem ou la méditation norvégienne

La méthode Acem nous vient tout droit de Norvège. Inventée et développée depuis 1966 par le professeur de médecine comportementale Are Holen, elle est aujourd’hui très répandue dans les pays scandinaves.

La Norvège pays du calme idéal pour la méditation

Avec Acem, la méditation est totalement hermétique à toute forme de spiritualité ou de pratique religieuse. Le but ici n’est pas la recherche d’un culte mais simplement une meilleure appréhension du quotidien, de son rapport aux autres et de la vie en général.

Il s’agit d’une approche non directive, ce qui signifie que les instructeurs, quel que soit leur grade, n’interviennent pas indûment dans la méditation des pratiquants. Cela leur donne une plus grande autonomie et donc la possibilité de pratiquer rapidement chez eux, seuls. C’est la grande différence avec les autres formes de méditation : le pratiquant est libre, sa méditation n’est pas “dirigée”.

Le rôle central du “son” dans Acem

Pour atteindre l’état méditatif souhaité, les adeptes de la méthode Acem utilisent un son. Ce “son” doit avoir 3 syllabes et ne doit jamais être prononcé, ni dans le contexte de la méditation, ni en dehors. Il est interne et doit être répété tout au long de la séance en évitant autant que possible les vocalisations (soit en chuchotant, soit en émettant une vibration sonore sans prononciation claire).

Le son ne doit pas être un mot car il ne doit pas provoquer une représentation ou un transfert mental de quelque chose d’existant.

Ce “son” est donc le pilier même d’une bonne méditation Acem. Un apprenti ne peut le choisir lui-même, c’est à un initiateur de lui en donner un lors d’un cours d’initiation en groupe. Dans le monde, il y a une vingtaine d’initiateurs, et c’est à cette poignée d’experts qu’il revient de transmettre un son commun à un groupe de personnes puis un son personnel après un an de pratique régulière .

La méditation Acem avec le “son”

Les bienfaits de cette méthode

Parmi les nombreuses vertus de la méditation Acem, on note une diminution du cortisol et de l’adrénaline, ainsi qu’une baisse de la tension artérielle. Conséquences ? Une diminution du pic de stress en cas de nervosité, donc une meilleure résilience aux événements anxiogènes.

On observe également une amélioration de notre sensibilité introspective, de notre empathie et de notre perception de nous-mêmes. Cela se traduit par un meilleur sommeil et une gestion plus juste de nos émotions.

Pour ressentir ces bienfaits, il est recommandé de faire 30 minutes de méditation 2 fois par jour ou 1 fois 45 minutes. “C’est une bonne façon de commencer la journée, ou de commencer la soirée“, affirme Rémy Roche, modérateur Acem et ancien insomniaque, totalement conquis par cette méthode.

Enfin, la méthode Acem est évolutive. Les recommandations d’hier ne sont pas celles de demain, le but est de perfectionner sa pratique en fonction de son évolution.

Acem, comment pratiquer ?

Pour favoriser une attitude mentale libre, nous sommes libres de nous maintenir détendus. Les pieds doivent être plats et les mains posées sur les cuisses de préférence. Il est obligatoire d’avoir les yeux fermés.

Il est conseillé aux débutants de pratiquer dans un environnement propice à la concentration et à la relaxation, avec peu de lumière et sans bruit. Même si une personne aguerrie peut, avec de l’entraînement, réussir à méditer dans le métro.

Pratiquer l’Acem pour s’apaiser

La répétition mentale du son ne doit pas être une source d’effort. S’il se déforme au cours de la séance, ce n’est pas un problème. Avec l’Acem, le son est un moyen et non un but, toute notre concentration ne doit donc pas se porter sur lui. Notre esprit peut s’échapper et se reposer sur d’autres pensées.

L’Acem est une pratique basée sur la pédagogie et l’échange. A la fin de chaque séance collective ou lors d’une retraite méditative, les participants peuvent partager leurs ressentis. Cela permet de travailler sur soi et de mieux se comprendre pour parvenir à une gestion plus précise de ses émotions.

Une technique qui s’implante lentement en France

Si l’Acem compte de nombreux adeptes dans de nombreux pays, cette méditation n’a pas tout à fait fini de s’implanter en France. Plusieurs facteurs expliquent la timidité de cette expansion, notamment la situation des différents précepteurs.

D’abord, tous les membres de l’Acem, sans exception, sont bénévoles. Ensuite, ils sont peu nombreux car la formation est longue et ne peut être plus exigeante : “On ne peut pas apprendre via un CD, une application mobile ou Youtube, c’est un gage de qualité au détriment de la quantité”, précise Rémy Rock.

L’Acem compte 181 instructeurs qualifiés pour animer des cours d’initiation, 68 modérateurs, formés pour animer des cours de perfectionnement et 21 initiateurs, responsables de conseils et de retraites de séminaires.

Il est à noter que la plupart des initiateurs et des instructeurs sont des médecins et des psychologues diplômés et en exercice.