La Norvège ne parvient pas à trouver l'équilibre en cette fin de Coupe du monde - 3

WELLINGTON, 5 août (Reuters) – L’odyssée de la Norvège en Coupe du monde s’est arrêtée net avec une défaite 3-1 contre le Japon en huitièmes de finale samedi, les Scandinaves n’ayant une fois de plus pas réussi à trouver l’équilibre nécessaire pour prospérer dans un tournoi majeur.

Le sélectionneur Hege Riise a bricolé avec son équipe tout au long de la Coupe du monde mais n’a jamais réussi à trouver la composition ou la tactique qui tirerait le meilleur parti de son groupe, et son avenir est incertain après une troisième mauvaise performance en quatre tournois.

« Nous savions que le Japon aurait beaucoup de possession de balle et nous devions être forts en défense pour ne pas leur permettre de trop jouer sur nous », a-t-elle déclaré à propos de son plan pour le match de samedi.

« Mais (le Japon) s’est bien débrouillé, nous avons joué une défense solide par moments, mais pas assez bonne.

La défaite inaugurale 1-0 de la Norvège face à la Nouvelle-Zélande n’est peut-être pas comparable à la raclée 8-0 infligée par l’Angleterre lors de l’Euro de l’année dernière, mais elle est presque aussi embarrassante et donne le ton d’une nouvelle campagne décevante.

Riise se débarrassait rapidement de la jeune ailière Julie Blakstad et optait pour Emelie Haavi et Tuva Hansen sur le flanc gauche, mais les deux droitières se débattaient, rendant leur aile presque totalement inefficace.

Au milieu de terrain, le dilemme de Riise était de savoir qui choisir entre Frida Maanum, Ingrid Engen et Vilde Boe Risa, et elle aurait probablement mieux fait de jouer les trois et de pousser Guro Reiten, qui était perdu dans un rôle central, en attaque sur le côté gauche.

L’erreur la plus grave de Riise a été d’écarter Caroline Graham Hansen pour le deuxième match de groupe contre la Suisse, ce qui a provoqué une quasi-mutinerie de la part de l’ailière de Barcelone, qui était la meilleure joueuse de son équipe lorsqu’elle est revenue dans le groupe contre les Philippines.

La défense norvégienne était également fragile, avec Hansen au poste d’arrière gauche et la jeune défenseuse centrale Mathilde Harviken prise pour cible par les adversaires.

La pilier Maren Mjelde était toujours aussi vendue et l’arrière droite Thea Bjelde a un bel avenir au niveau international, mais le déséquilibre dans le reste de l’équipe a été exploité sans pitié par une équipe japonaise qui n’a eu aucun mal à zoner sur ses faiblesses.

L’attaquante Ada Hegerberg a été mise sur la touche à cause d’une élongation à l’aine, mais Sophie Roman Haug a pris le relais et a fait un excellent travail en inscrivant un triplé contre les Philippines, l’un des rares points positifs des Norvégiennes dans un tournoi par ailleurs oubliable.

Si Riise, vainqueur de la Coupe du Monde avec la Norvège en 1995, ne peut pas réparer les ponts qu’elle a brûlés en laissant tomber Graham Hansen, elle n’aura peut-être pas d’autre chance de voir si elle peut tirer le meilleur parti d’une équipe qui est désormais connue pour être bien moins que la somme de ses parties.

Reportage de Philip O’Connor, reportage complémentaire de Nick Mulvenney, édition de Christian Radnedge.

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