
Les États membres de l’UE se sont mis d’accord mercredi sur le déploiement progressif d’un nouveau système de contrôle aux frontières pour les ressortissants de pays tiers, qui supprimera les tampons des passeports.
Le système d’entrée/sortie (EES) devait initialement entrer en vigueur en novembre dernier, mais sa mise en œuvre a été reportée à la dernière minute, plusieurs États n’étant pas prêts.
Selon l’accord européen conclu mercredi – sous réserve de l’approbation du Parlement européen – le système sera mis en œuvre sur une période de six mois.
Le ministre polonais de l’intérieur, Tomasz Siemoniak, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, a déclaré : « Nous visons le mois d’octobre » pour le début de la mise en œuvre.
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La Commission européenne devra confirmer une date de début définitive.
Les plans de l’UE se déroulent en deux phases et la deuxième phase – l’exemption de visa électronique pour les visiteurs non européens, y compris les touristes – ne sera pas introduite avant au moins six mois après le début de la SEE, ce qui l’amènera jusqu’en 2026.
Adopté pour la première fois en 2017, le système automatisé EES enregistrera les dates d’entrée et de sortie des visiteurs et gardera une trace des dépassements de durée de séjour et des entrées refusées.
Mais son introduction a suscité des craintes de files d’attente et de temps d’attente plus longs pour les personnes voyageant vers l’Europe en train, en ferry et en avion.
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a mis en garde l’année dernière contre le risque de « chaos » à la gare de St Pancras, le centre ferroviaire transmanche de la capitale britannique, tandis que les patrons du port de Douvres ont également tiré la sonnette d’alarme au sujet des longues files d’attente.
Dans le cadre de ce système, les voyageurs de l’Union européenne verront leurs coordonnées et leurs données biométriques (images faciales et empreintes digitales) collectées lorsqu’ils entreront dans l’UE ou dans l’espace Schengen, ou lorsqu’ils en sortiront. Ce système ne s’appliquera pas aux déplacements à l’intérieur de l’espace Schengen, par exemple entre la France et l’Allemagne.
Au bout de trois mois, les États membres commenceront à faire fonctionner le système EES à la moitié des points de passage frontaliers et, au bout de six mois, les pays devront avoir enregistré toutes les personnes utilisant le système.
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Les ressortissants de pays tiers résidant dans un pays de l’UE n’auront pas besoin de la SEE. Vous trouverez une explication complète de son fonctionnement et des personnes concernées. ICI.
Le Royaume-Uni a ouvert cette semaine le site web de sa propre version de l’EES – connue sous le nom d’ETA – qui sera exigée pour toute personne voyageant au Royaume-Uni avec un passeport de l’UE, EE1 ou suisse (à l’exception des passeports irlandais) à partir du 2 avril. Ce document est déjà exigé pour les citoyens non européens qui se rendent au Royaume-Uni.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
