L'Espagne, la France, l'Italie, la Grèce, la Croatie, la Bulgarie, la Pologne, le Danemark, la Norvège et d'autres pays sont confrontés à une augmentation du nombre de touristes. Un nouveau rapport dresse la carte des zones de voyage les plus fréquentées et les plus calmes d'Europe. - 7

Jeudi 22 mai 2025

Une nouvelle analyse du tourisme paneuropéen révèle que des destinations populaires en Espagne, en France, en Italie, en Grèce, en Croatie, en Bulgarie, en Pologne, au Danemark, en Norvège et dans d’autres pays connaissent des niveaux de pression touristique très contrastés. L’étude souligne que des lieux emblématiques tels que Zakynthos, Paris et Majorque sont confrontés à des densités de foule écrasantes, des millions de visiteurs par an exerçant une pression intense sur les infrastructures locales et les résidents. En revanche, des régions moins connues comme Teleorman en Roumanie et Targovishte en Bulgarie sont pratiquement épargnées par le tourisme de masse. En évaluant le nombre de touristes par habitant, par kilomètre carré et le nombre total de nuitées, le rapport offre une carte complète des zones de voyage les plus encombrées et les plus tranquilles d’Europe, soulevant des questions cruciales sur la durabilité, la gestion des destinations et l’avenir des voyages dans la région.

Les destinations les plus appréciées d’Europe sont confrontées à des défis croissants dus au surtourisme, comme le révèle une nouvelle étude approfondie menée par Which ? Travel. Le rapport, qui analyse la pression touristique sous différents angles, notamment le ratio touristes/résidents, le nombre de voyageurs par kilomètre carré et le nombre total de nuitées, fournit l’une des vues les plus complètes à ce jour de la manière dont le tourisme met à rude épreuve des sites populaires à travers le continent. Zakynthos en Grèce, Paris en France et Majorque en Espagne apparaissent comme les destinations les plus surchargées dans leurs catégories respectives, soulignant le déséquilibre croissant entre la popularité du tourisme et la capacité locale.

Une nouvelle méthodologie pour mesurer la pression touristique

Contrairement aux rapports précédents qui s’appuient sur une seule mesure, cette étude utilise plusieurs paramètres pour évaluer l’impact réel du tourisme :

  • Touristes pour 1 000 habitants: Mesure de la pression exercée sur la population locale.
  • Touristes par kilomètre carré: Une mesure de la densité spatiale pour évaluer l’affluence.
  • Nombre de nuitées: Une vue cumulative de la présence touristique à long terme.

En combinant ces indicateurs, l’étude saisit non seulement les chiffres bruts de la fréquentation, mais aussi l’intensité et les implications du tourisme sur les communautés et l’espace physique.

Destinations européennes les plus fréquentées en fonction du nombre de touristes par habitant

Les destinations les mieux classées, confrontées à une pression extrême en raison du nombre élevé de touristes par habitant, sont les suivantes :

  • Zakynthos, Grèce: 149 887 touristes pour 1 000 habitants
    Cette île ionienne est en tête du classement avec un ratio étonnant qui reflète sa popularité en tant qu’escapade estivale.
  • Comté d’Istrie, Croatie: 133 467 touristes pour 1 000 habitants
    Située le long de la côte adriatique, l’Istrie est une destination majeure pour les visiteurs d’Europe centrale, en particulier pendant la haute saison.
  • Fuerteventura, qui fait partie des îles Canaries en Espagne, enregistre 118 720 touristes pour 1 000 habitants, ce qui représente l’un des ratios visiteurs/locaux les plus élevés d’Europe.Les îles Canaries restent un lieu de prédilection pour les amateurs de soleil tout au long de l’année, ce qui explique l’intense activité touristique par rapport à la taille de la population locale.

Ces chiffres reflètent la charge croissante qui pèse sur les infrastructures publiques, les marchés locaux du logement et les écosystèmes naturels dans les régions à forte densité touristique.

Les régions les moins touchées par le nombre de touristes par habitant

En revanche, plusieurs destinations d’Europe de l’Est et du Sud accueillent beaucoup moins de touristes par rapport à leur population :

  • Targovishte, Bulgarie: 332 touristes pour 1 000 habitants
    Une ville tranquille du nord-est de la Bulgarie qui reste largement méconnue des voyageurs internationaux.
  • Rybnik, Pologne: 351 touristes pour 1 000 habitants
    Située dans la région de Silésie, Rybnik est peu présente sur les itinéraires touristiques malgré son offre culturelle.
  • Benevento, Italie: 398 touristes pour 1 000 habitants
    Une ville historique du sud de l’Italie qui offre un charme authentique sans les foules de Rome ou de Venise.

Ces destinations méconnues pourraient permettre de mieux répartir les flux touristiques sur le continent.

Densité touristique par kilomètre carré

Lorsque la densité touristique est considérée sous l’angle de l’espace géographique, les zones urbaines les plus peuplées arrivent en tête :

  • Paris, France: 418 280 touristes par kilomètre carré
    La capitale française connaît une densité inégalée, due en grande partie à sa taille compacte, à ses monuments emblématiques et à son attrait international inégalé.
  • Centre d’Athènes, Grèce: 88 535 touristes par kilomètre carré
    Le cœur de la civilisation antique est aujourd’hui aussi un haut lieu de l’activité touristique dense, notamment autour de ses trésors archéologiques.
  • Copenhague, Danemark63 944 touristes par kilomètre carré
    Le joyau culturel de la Scandinavie est de plus en plus populaire pour les week-ends en ville et le tourisme de croisière, ce qui contribue à une densité élevée.

Les statistiques sur la densité urbaine mettent en évidence les défis que représentent la gestion du trafic piétonnier, la congestion des transports publics et la durabilité dans les centres-villes.

Les destinations les moins fréquentées au kilomètre carré

Certaines régions reculées et moins connues d’Europe affichent une densité touristique pratiquement nulle :

  • Jan Mayen, Norvège: 0 touriste par kilomètre carré
    Jan Mayen, un territoire arctique isolé sous contrôle norvégien, est presque inhabité et rarement atteint par les voyageurs en raison de son isolement.
  • Teleorman, Roumanie: 1,21 touristes par kilomètre carré
    Une région peu visitée du sud de la Roumanie qui reste à l’écart des principaux circuits touristiques.
  • Svalbard, Norvège: 2,4 touristes par kilomètre carré
    Bien que populaire auprès des voyageurs d’aventure, le vaste terrain accidenté du Svalbard maintient une densité extrêmement faible.

Ces régions mettent en évidence la diversité des pressions exercées par l’Europe sur les voyageurs, depuis les capitales envahies jusqu’aux frontières vierges.

Les nuitées révèlent l’empreinte à long terme du tourisme

Alors que la densité touristique reflète l’affluence à court terme, les statistiques sur les nuitées révèlent l’empreinte durable du tourisme sur une destination.

Le plus grand nombre de nuitées en Europe

  • Majorque, Espagne: 51 193 029 nuitées
    L’île des Baléares est en tête de toutes les destinations européennes en termes de nuitées, ce qui reflète son attrait massif pour les vacanciers européens et sa vaste infrastructure hôtelière.
  • Paris, France: 43 919 010 nuitées
    Avec un attrait durable en tant que centre culturel et romantique, Paris continue d’attirer les voyageurs de longue durée tout au long de l’année.
  • Rome, Italie: 41 135 744 nuitées
    Rome continue de figurer parmi les principales destinations de voyage au monde, alimentant un secteur du tourisme et de l’hôtellerie robuste.

Ces chiffres témoignent non seulement de la popularité, mais aussi de la dépendance économique de nombreuses destinations à l’égard d’un afflux soutenu de touristes.

Moins de nuitées en Europe

  • Jan Mayen, Norvège: 0 nuitée
    Son caractère inhabité et son inaccessibilité en font la seule destination de l’étude où le nombre de nuitées est nul.
  • Teleorman, Roumanie: 6 983 nuitées
    Malgré sa taille, ce comté roumain reste une énigme pour la plupart des voyageurs.
  • Zasavska, Slovénie: 22 990 nuitées
    Région industrielle et forestière, Zasavska reste largement inexploitée par le marché du tourisme de loisirs.

Ces destinations plus calmes représentent des alternatives potentielles pour les voyageurs en quête de solitude, d’authenticité et d’expériences plus lentes.

Implications de la politique touristique et préoccupations en matière de durabilité

Ces résultats ont de sérieuses implications pour les décideurs politiques en matière de tourisme dans toute l’Europe. Alors que des villes comme Paris et des îles comme Zakynthos et Majorque reçoivent un trafic touristique exponentiellement supérieur à ce qu’elles peuvent gérer durablement, les appels à une intervention politique se multiplient.

Voici quelques réponses possibles :

  • Casquettes visiteurs pendant les saisons de pointe
  • Taxes de séjour pour financer les infrastructures publiques
  • Promotion des régions alternatives diffuser la visite
  • Restrictions sur les locations à court terme pour protéger le logement local

En outre, la disparité entre les zones les plus et les moins visitées illustre la nécessité d’élaborer des stratégies de dispersion du tourisme plus intelligentes. Encourager les voyages vers des lieux moins connus comme Benevento, Rybnik et Teleorman pourrait soulager les villes surpeuplées tout en soutenant les économies locales.

La voie à suivre pour le tourisme européen

Alors que l’Europe continue d’accueillir des millions de voyageurs du monde entier, le paysage touristique sera façonné par la manière dont les destinations géreront la pression de la croissance. Les données fournies par l’étude exhaustive de Which ? Travel soulignent le besoin urgent d’un modèle de tourisme plus équitable et plus durable.

Une planification intelligente, des interventions technologiques et une commercialisation responsable des voyages peuvent contribuer à combler le fossé entre popularité et préservation. L’espoir est que dans les années à venir, l’Europe puisse célébrer à la fois ses attractions les plus emblématiques et ses joyaux cachés, sans compromettre la qualité de vie des résidents ou de l’environnement.

Un nouveau rapport révèle que des pays comme l’Espagne, la France, l’Italie, la Grèce, la Croatie, la Bulgarie, la Pologne, le Danemark et la Norvège connaissent une forte augmentation du surtourisme, avec des destinations phares comme Zakynthos, Paris et Majorque qui se classent au premier rang en termes de densité touristique et de nuitées. Dans le même temps, des régions plus calmes d’Europe de l’Est et du Nord restent largement à découvrir, ce qui met en évidence les contrastes marqués de la demande de voyages sur le continent.

Cet examen approfondi de la pression touristique en Europe en 2025 montre clairement que si certaines villes et îles ploient sous le poids du nombre de visiteurs, beaucoup d’autres restent largement inexplorées. Des côtes bondées de Zakynthos à l’isolement arctique intact de Jan Mayen, le paysage touristique de l’Europe présente des extrêmes frappants en termes de densité de visiteurs. En adoptant des pratiques durables et en encourageant les voyages au-delà des points chauds traditionnels, l’Europe peut garantir un avenir touristique dynamique, équilibré et résilient pour tous.

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