Haaland continue sur sa lancée : 4 points à retenir de la victoire de la Norvège face au Sénégal à la Coupe du monde - 3

Pour ne pas être en reste face à ses homologues superstars Lionel Messi et Kylian Mbappé, Erling Haaland a inscrit ses troisième et quatrième buts de la Coupe du monde de la FIFA 2026 dès son deuxième match, aidant ainsi la Norvège à se qualifier pour les seizièmes de finale grâce à une victoire 3-1 contre le Sénégal lundi, devant un stade comble au New York New Jersey Stadium.

Quelques heures après que Messi et Mbappé aient chacun inscrit un doublé lors de leurs matchs respectifs plus tôt dans la journée de lundi, la star de Manchester City, Haaland, a marqué deux fois en seconde mi-temps, portant son total de buts pour son pays à 59, un chiffre stupéfiant en seulement 52 sélections.

Voici mes conclusions :

1. Haaland s’épanouit sur la plus grande des scènes

Il y a quatre ans au Qatar, la France et l’Argentine s’étaient affrontées pour le titre lors de ce qui s’est avéré être la plus grande finale de Coupe du monde jamais disputée. L’intrigue secondaire de ce match — et, en réalité, de l’ensemble du tournoi de 2022 — était le duel entre les deux meilleurs joueurs de football. Messi visait sa première victoire en Coupe du monde. Mbappé, qui avait gravi le plus haut sommet du sport alors qu’il n’était encore qu’un adolescent lorsque la France a remporté le titre en 2018, tentait d’imiter l’emblématique Pelé, qui avait mené le Brésil à deux victoires consécutives en Coupe du monde en 1958 et 1962.

Coéquipiers au Paris Saint-Germain à l’époque, Messi a marqué deux buts en finale (dont un en prolongation) pour mener l’Albiceleste à son premier titre depuis celui remporté par Maradona en 1986. Mbappé a réussi un triplé malgré la défaite de son équipe, mais a remporté le Soulier d’or, avec huit buts, soit un de plus que les sept de Messi.

Haaland, quant à lui, a suivi cette Coupe du monde de loin ; la Norvège n’avait pas réussi à se qualifier.

Peut-être déjà le meilleur buteur pur du football à l’époque, Haaland rattrape aujourd’hui le temps perdu. Bien que l’attaquant à la queue de cheval ait manqué deux occasions en or en première mi-temps du match de lundi, il s’est rattrapé en seconde période. Son timing était d’autant plus parfait. Ses deux buts ont donné aux Norvégiens une avance de deux buts, le second annulant le seul but du Sénégal à peine cinq minutes après que la puissance ouest-africaine eut réduit l’écart.

Avec Haaland dans une telle forme, il n’y a aucune raison de penser que les Vikings ne pourront pas aller loin dans cette Coupe du monde.

2. Encore un coup de malchance pour le Sénégal

(Photo de Buda Mendes/Getty Images)

Lorsque Ismaïla Sarr, le joueur vedette de Crystal Palace, a réduit de moitié l’avance de la Norvège peu après que Haaland ait porté le score à 2-0, il semblait que les Lions de Terenga pourraient peut-être arracher au moins un point avant leur dernier match de la phase de groupes contre l’Irak, la lanterne rouge du groupe I.

Le deuxième but de Haaland a immédiatement mis fin à cet élan. Et bien que le Sénégal ait inscrit un autre but grâce à Sarr dans le temps additionnel, c’était trop peu et trop tard pour l’empêcher de perdre les trois points pour la deuxième fois en autant de matches.

Après la défaite de la semaine dernière face à la France, l’équipe de l’entraîneur Pape Thiaw doit désormais battre les Irakiens pour conserver une chance de se qualifier parmi les huit troisièmes. Et même dans ce cas, cela pourrait ne pas suffire.

La chance n’a tout simplement pas souri au Sénégal cette année. Après avoir battu le Maroc (et ses ramasseurs de balles voleurs de serviettes) aux tirs au but lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations en janvier, il s’est vu retirer sans ménagement son titre par l’instance dirigeante du continent en mars pour avoir quitté le terrain à la suite d’une décision de penalty controversée lors de la finale deux mois plus tôt.

Le Sénégal est désormais au bord d’une élimination précoce de la Coupe du monde, son sort dépendant désormais des résultats des autres équipes.

3. La Norvège n’est plus l’affaire d’un seul homme

Aussi « inévitable » que soit un but de Haaland (selon l’attaquant américain Folarin Balogun), le football n’est pas le basket-ball, où un seul grand joueur peut rendre les quatre autres sur le terrain compétitifs. Il faut les 11 joueurs pour réussir dans le sport le plus populaire de la planète. Vous ne le croyez pas ? Demandez donc à Messi, dont les coéquipiers ont cruellement laissé tomber le « GOAT » lors des quatre précédentes Coupes du monde et d’encore plus de Copa América, avant que la génération actuelle ne commence enfin à remporter ces trophées.

Aussi imparable que soit Haaland, il n’a pas réussi à mener la Norvège à la Coupe du monde 2022 à lui seul. Mais son pays s’est considérablement amélioré au cours des quatre dernières années, et il le prouve cet été — lors de son premier retour en Coupe du monde depuis le début du siècle.

Martin Ødegaard est le capitaine d’Arsenal, champion de Premier League (et finaliste de la Ligue des champions). Quatre autres membres de la sélection de 26 joueurs pour la Coupe du monde évoluent dans l’élite anglaise, tandis que d’autres sont répartis dans les autres grands championnats européens.

C’est d’ailleurs un remplaçant qui a donné à la Norvège une avance qu’elle n’allait plus jamais lâcher : Marcus Pedersen, qui évolue au Torino en Serie A italienne, a remplacé Julian Ryerson (du géant allemand Borussia Dortmund), blessé, en première mi-temps.

4. Quelle suite pour le groupe I ?

Maintenant que la Norvège s’est qualifiée pour les 16es de finale, elle cherchera à s’assurer un parcours plus facile en phase à élimination directe en terminant en tête du groupe. La tâche ne sera pas facile, car Mbappé et la France l’attendent vendredi au Boston Stadium.

Quant au Sénégal, il tentera sans aucun doute de creuser l’écart au score lors de son dernier match de phase de groupes contre la 60e équipe du classement FIFA, lorsqu’il se rendra au nord de la frontière pour affronter les Lions de Mésopotamie à Toronto.

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