"L'UE discutera des questions qui concernent la Norvège dans des enceintes où nous ne sommes pas invités". - 3

Les réserves de la Norvège

Enfin, la Norvège est limitrophe de la Russie et mène une politique active de réserves à l’égard de l’Est. Knut Storberget ne croit pas que la Finlande et la Suède auront les mêmes réserves à l’égard de la Russie.

« Il sera intéressant de voir comment notre politique de réserve fonctionnera désormais. Elle a fonctionné jusqu’à présent, en limitant les exercices et la présence militaire contre la Russie. Mais dès que notre voisin fait le contraire de nous, nous devons en parler. »

Trop bien lotis

Pourquoi la question de l’UE est-elle si difficile en Norvège ?

Ine Eriksen Søreide espère que ce qui se passe actuellement en Europe influencera le débat politique.

« Il est essentiel que nous débattions de l’UE aujourd’hui et à l’avenir. Trois millions de Norvégiens n’ont pas encore donné leur avis sur l’UE depuis le dernier référendum de 1994. La situation exige un nouveau débat sur l’UE, et le Parti conservateur a tenté de l’inscrire à l’ordre du jour. Nous devons avoir un nouveau débat sur ce qui affecte notre bien-être et notre sécurité », souligne M. Søreide.

Lors du référendum de 1994, 52,2 % de la population norvégienne a voté contre l’adhésion. Le taux de participation a été de 89 %, ce qui est considéré comme très élevé.

Ulf Sverdrup pense que le peuple norvégien est tout simplement trop aisé et que l’adhésion à l’UE ne nous intéresse pas. Il espère néanmoins que la Norvège ne s’engagera pas dans un débat purement européen, mais plutôt sur le type de société qu’elle souhaite.

« Mais c’est une position exigeante que de ne pas être impliqué », conclut le directeur de NUPI.