
Réagissant à l’arrestation en Norvège de Tommy Olsen, travailleur humanitaire et fondateur de l’ONG Aegean Boat Report, qui fait l’objet de poursuites en Grèce aux côtés de son collègue défenseur des droits humains Panayote Dimitras, de l’ONG Greek Helsinki Monitor, pour des faits liés à leur travail de défense des droits des réfugiés et des migrants, Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour l’Europe, a déclaré :
« L’arrestation de Tommy Olsen en Norvège est consternante et résulte d’une escalade alarmante de la répression menée par la Grèce contre les défenseurs des droits humains. D’après les informations dont dispose Amnesty International, Tommy Olsen et Panayote Dimitras font l’objet de poursuites pour leur travail de défense des droits humains consistant à documenter les graves violations des droits humains commises par les autorités grecques, notamment les refoulements en mer et aux frontières terrestres.
« Les accusations portées contre Olsen et Dimitras ne sont étayées par aucune preuve et constituent un détournement de la législation anti-trafic. Elles devraient être abandonnées. En l’absence de toute mesure crédible de la part des autorités grecques pour mettre fin aux refoulements de réfugiés et de migrants et garantir la responsabilité à ses frontières, le travail d’Olsen et de Dimitras s’est avéré essentiel pour veiller à ce que ces violations ne passent pas inaperçues.
« Il n’est pas surprenant que les autorités grecques demandent l’extradition d’Olsen. Ce sont ces mêmes autorités qui ont engagé des poursuites sans fondement contre Seán Binder et 23 défenseurs des droits humains, entraînant sept années d’une incertitude juridique angoissante. La Grèce devrait cesser de harceler les personnes qui signalent et documentent les violations des droits des réfugiés et des migrants.
« Les autorités norvégiennes doivent immédiatement libérer Tommy Olsen et résister aux tentatives des autorités grecques de l’extrader. S’il est extradé vers la Grèce, il risque d’être placé en détention provisoire pendant une période pouvant aller jusqu’à 18 mois sur la base d’accusations criminelles sans fondement. Accepter la demande d’extradition des autorités grecques revient à accepter que le travail en faveur des droits humains puisse être criminalisé. »
Contexte
Tommy Olsen, de nationalité norvégienne, a lancé Aegean Boat Report sous la forme d’une page Facebook en 2017 afin de partager des informations sur les nouveaux arrivants en Grèce et les cas de détresse. L’organisation est devenue une ONG en 2018.
Le 11 février, M. Olsen a été informé par les autorités norvégiennes de la délivrance d’un mandat d’arrêt européen à son encontre. Ce mandat fait suite à une enquête ouverte par les autorités grecques en 2022 contre M. Olsen et M. Dimitras, pour des chefs d’accusation incluant la constitution et l’adhésion à une organisation criminelle, le trafic illicite et la facilitation de l’entrée et du séjour irréguliers.
En 2020, Amnesty International a documenté la manière dont les autorités grecques ont abusé des accusations de trafic d’êtres humains à l’encontre de défenseurs des droits humains. La législation grecque n’est pas conforme à la définition du trafic d’êtres humains en droit international et ne protège pas suffisamment les défenseurs des droits humains, les secouristes et les autres personnes agissant à des fins humanitaires contre les sanctions ou les poursuites.
Passionnée par la culture nordique, par la nature, par l’écriture, voici que j’ai réunie mes passions dans ce site où je vous partage mes expériences et mes connaissances sur la Norvège spécialement. J’y ai vécu 2 ans entre 2015 et 2017, depuis les décors me manque, la culture me manque. Bonne lecture.
